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L'expérience FoodLab

On monte au troisième étage de la Société des arts technologiques, boulevard Saint-Laurent, sans trop savoir à quoi les chefs Seth Gabrielse et Michelle Marek, deux anciens du Laloux, nous convient. On s’assoit à l’une des grandes tables qui couvrent le gigantesque espace de l’étage. À 18 h, le plancher est presque vide. La musique en sourdine et l’écart entre les tables ne rendent pas l’endroit très chaleureux. Dans un coin, derrière un comptoir de bois rudimentaire, les deux artistes sont à l’œuvre. On vient nous dire qu’il faut commander au bar et y acheter des coupons selon le nombre de plats qu’on souhaite goûter.

Chaque semaine, un thème inspire les deux cuistots qui proposent cinq ou six plats de taille moyenne. Au bar, on nous informe qu’on ne vient pas vraiment ici pour souper, mais bien pour goûter – même s’il est possible de manger à sa faim. Petit bémol, on est incapable de bien nous conseiller sur la (belle) carte de vins nature. Notre choix aléatoire s’avérera délicieux, tout de même.

Avec nos coupons, on se dirige au comptoir et on commande à Seth Gabrielse chacun des 5 plats de la semaine. On veut tout goûter, d’autant plus que le froid de l’extérieur nous rend le thème de la semaine (légumes d’automne) encore plus attrayant.

Quelques minutes plus tard, le chef dépose sur notre table une soupe de topinambours à la vanille, une salade de choux de Bruxelles avec lardons et noix de pins et des oignons farcis à la ricotta et aux épinards.

La soupe, originale, est succulente. À deux sur le bol, son côté sucré ne tombe pas sur le cœur. La salade est magnifiquement assaisonnée et fait même apprécier à mon amie les choux de Bruxelles qu’elle tenait pourtant en horreur. Sur papier, l’oignon farci est le plat dont on attend le plus de bien. Mais dans une sauce rosée relevée, le tout est un peu décevant et se marie moins au reste du menu. L’agneau braisé qui suit est un vrai plat confort. Servi sur un lit de fèves Romano, il était bien cuit, mais il manquait un peu de gremolata. En finale, le gâteau au gingembre avec ses poires flambées à l’érable et de la crème de malt est parfait.

En quittant l’endroit, vers 19 h 30, le Foodlab est plus animé, la SAT présentant un spectacle en soirée. Mais on espère sincèrement que l’espace culinaire gagnera rapidement en popularité pour qu’on y retrouve une ambiance à la hauteur des plats mitonnés par le duo talentueux. D’ici là, on retournera sans doute goûter quelques-uns de leurs créations.

En résumé

  • L’occasion : Pour le 5@8 avec des amis ou des collègues. C’est aussi l’endroit parfait avant un spectacle dans le coin puisqu’on ne se sentira pas pressé de demander l’addition à 19 h 45, ayant déjà réglé la facture en commandant.
  • L’ambiance et le décor : Très industriel, à l’image de la SAT. On aime le côté brut, mais on aimerait un peu plus de chaleur.
  • Le prix : Chaque plat de taille moyenne est à 6 $, une aubaine. Un verre de vin coûte 8 ou 9 $.
  • Nous avons aimé : La recherche dans les plats qui demeurent malgré tout très simples.
  • Nous avons moins aimé : Le très grand espace qui ne se remplit pas et qui laisse donc une ambiance assez vide.


FoodLab

Au 3e étage de la SAT
1201, boulevard Saint-Laurent

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