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Le pari de Chuck Hughes

On entre au Bremner sans trop savoir à quoi s’attendre. Si l’ouverture du deuxième établissement du réputé Chuck Hughes a fait couler beaucoup d’encre et a fait surchauffer les comp­tes Twitter de la faune branchée montréalaise, une aura de mystère enveloppe toujours le restaurant. Nous avons donc décidé de pénétrer dans le repaire nébuleux du Vieux-Montréal.

Premier constat, l’endroit est bien calme. Pas que les tables soient vides – au con­traire –, mais il n’y a pas de frénésie. Pas de cacophonie non plus, si bien que le fond de musique reggae nous fait quelque peu sourciller. Mais on se dit que c’est le charme de l’endroit.

On nous avait vanté le bar; on débute donc avec un cocktail maison. Pas de carte toutefois. Le serveur, brouil­lon mais de façon séduisante, nous demande notre fruit préféré. On se retrouve par conséquent avec une margarita à l’ananas et un cocktail orange-vanille sous le nez. Délicieux.

Le menu est séparé par thème (menu froid, de la cuisinière, légumes, etc). On y propose des plats de grosseur moyenne à partager. Certains prix (jusqu’à 30 $) nous font sursauter, mais la facture à la fin du repas nous rassure quand même.

Le crabe des neiges au kimchi, servi sur des croquettes de riz, nous arrive sur un plateau de verre fleuri. Vous savez ces assiettes qu’on voit au buffet d’été de matante Huguette? La salade de toma­tes, de jalapenos, de coriandre et de laitue, servie avec des chips maison, nous donne aussi cette impression de garden party. C’est comme si le chef avait voulu redéfinir les limites entre la gastronomie et des bouchées totalement kitsch. Là s’arrête la comparaison, parce que dans la bouche, on constate que l’assaisonnement est parfait.

Suivront des boulettes d’agneau et de chorizo (déli­ci­euses) et des sardines avec pommes de terre et tomates cerise (bien, mais sans grande originalité). Au dessert, la tarte au chocolat et le shortcake aux fraises sont généreux et satisfaisants.

Pour ce qui est de l’envelop­pe du resto, elle est en accord avec l’esprit du con­cept – musique en moins. Le décor n’est pas surfait et il rappelle un refuge de marins. Très chouette. Les nappes blanches, les murs de pierres, le graphis­me du menu, tout confère à l’endroit une âme et, on prend des notes ailleurs, une grande logique.

En résumé

  • L’occasion : en tête à tête (puisqu’on s’entend parler) ou avec les collègues après le boulot.
  • L’ambiance et le décor : chaleureux et en accord avec le thème marin du restaurant.
  • Le prix : avec un cocktail et un verre de vin, notre facture affichait 75 $ par personne, avant le pourboire.
  • Nous avons aimé : le jonglage entre le kitsch et le plus raffiné et la logique derrière le concept.
  • Nous avons moins aimé : l’énergie un peu flat.

Le Bremner
361 rue Saint-Paul Est
514-544-0446

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