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Ambulancier, l'embarras du choix

Parmi les 22 professions qui offrent les plus belles perspectives d’emploi, celle de technicien ambulancier-paramédic occupe une place de choix. Selon les indicateurs de 2009 du gouvernement du Québec, 89 % des finissants en technique am­bulancière ou en soins préhospitaliers d’urgence se sont trouvé un emploi.

 «La profession est en manque depuis des années, dit François Chalifoux, représentant de la région Montréal-Laval à l’Association professionnelle des paramédics du Québec. Pour résoudre cette situation, le gouvernement du Québec a autorisé plus de collèges à dispenser la formation.» Il y en a désormais sept (dont Ahuntsic) qui donnent l’AEC et huit (Ahuntsic et John Abbott à Montréal) qui offrent le DEC en soin préhospitaliers d’urgence.

Les deux programmes font la part belle à la formation pratique et aux simulations. Il y a quelques diffé­rences, dont la durée – l’AEC dure 945 heu­res, soit 45 semaines, contre 3 ans pour le DEC. «Des as­pects comme la gestion du stress ou l’anatomie sont traités plus en profondeur au DEC», ajoute M. Chalifoux. En outre, le stage inclus dans les cours du DEC est d’une durée de 10 semaines, soit 300 heu­res, alors qu’il est deux fois moins long à l’AEC. Il faut aussi noter que l’admission à l’AEC est conditionnelle à la réussite du test d’aptitudes physiques (TAPTA), ce qui n’est pas le cas pour le DEC.

«C’est une décision du gouvernement, pas du collège», précise Roch Lalonde, conseiller pédagogique au Collège Ahuntsic.  Si, pour l’instant, la de­mande permet à ces diplô­mes de coexister, tout laisse croire que les jours de l’AEC sont comptés. «Même si nous n’avons aucun problème de recrutement, le diplôme est condamné à disparaître au profit du DEC, ajoute le conseiller pédagogique. Mais pas avant 2014, selon ce que nous a dit le ministère.»

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