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Tout est dans la suggestion

Que diriez-vous d’un magazine qui aborde l’érotisme d’une autre façon? Un magazine qui sollicite votre imagination et vous laisse fantasmer tout en douceur? C’est la mission que s’est donnée Perle, le nouveau magazine érotique québécois, sur les tablettes depuis quelques jours.

 «Je pense que le monde avait besoin d’un magazine qui parle d’érotisme sans être quétaine ou trash, expli­que Nelson Roberge, l’éditeur qui a conçu Perle. Les magazines à connotation érotique exploitent tous la même esthétique et les mêmes thématiques, et ils s’adressent à un lectorat de masse ou consommatrice de porno. J’ai envie de laisser plus de place à la suggestion et, surtout de ramener l’esthétisme dans l’érotisme.»

 Avec la volonté très nette de se différencier des autres magazines du genre, tels que SummumMag, Hustler ou encore Québec Érotique, Perle s’inspire des vieux Playboy des années 1960-1970 et de ses playmates un peu pudiques. «Toutes les filles qui posent dans le magazine ne sont pas nues. L’érotisme est abordé de façon plus artistique», souligne l’éditeur.

En effet, les photos ont un style vintage, qui en plus de re-devenir populaire, donne un côté plus naturel aux photos. «On a décidé de faire un minimum de retouches. On n’enlève pas de hanches, on aime les filles qui ont des hanches! s’exclame Nelson Roberge. La réputation de la beauté des femmes du Québec est mondialement connue, alors on les montre.» D’ailleurs, les filles qui sont photographiées sont des modèles volontaires et ne sont pas mannequins. 

Outre les photos, le trimes­triel se veut suggestif par ses textes. On peut entre autres y lire un texte sur la fessée. «On veut émoustiller et aguicher le lecteur. L’auteur y  raconte la première fessée qu’il a prodiguée et ce qu’il a ressenti. Le but est simple : augmenter le fantasme», confie Nelson Roberge.

Les magazines érotiques sont majoritairement lus par des hommes, mais Perle se différencie également sur ce point-là. «On voulait faire un magazine pour les hommes, mais que les femmes aimeraient que leur chum achète. Mais il s’avère que pas mal de femmes ont été accrochées. Du coup, ce sont les hommes qui sont contents que leur femme l’achète», lance-t-il en riant.

Ce premier numéro abor­de la thématique des premières fois, et comme dans toutes les premières fois, la timidité est présente, mais accompagnée de l’intention de se dévêtir un peu plus à chaque numéro.

En primeur
Nelson Roberge, éditeur de Perle, nous a confié la thématique du second numéro, à paraître en décembre. Vous pensez qu’il y aura des pin-up en costume rouge et blanc? Eh bien non! «Nous voulons faire un numéro spécial geeks. On veut ramener les filles à lunettes et le sexy chez les geeks.»

Perle, trimestriel, 10 $

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