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Les pousses de Novagrow à la conquête des classes

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Élèves du primaire et leurs minijardinières Novagrow Photo: Novagrow

Basilic, coriandre, aneth, persil, bok choy, roquette, cresson, bette à carde: nommez-en, des pousses! Une entreprise d’Ahuntsic a conçu une petite jardinière, aussi innovante qu’esthétique avec son socle épuré en bambou, destinée à cultiver hyper facilement toute une variété de verdures sur son comptoir. Et Novagrow a vu plus loin que la cuisine: elle a transporté sa technologie dans les écoles.  

Mais d’abord, comment fonctionne ladite jardinière? Il suffit de répartir des semences sur un petit tapis en fibres naturelles compostable posé sur un plateau, de les arroser, et en l’espace d’une à deux semaines, la jardinière dotée d’un éclairage DEL regorgera de pousses. Une fois qu’on les a récoltées, on envoie le tapis au compost et on dissémine de nouvelles semences sur un tapis vierge — ainsi repart le cycle! On se procure les tapis vierges et les semences sur le site de Novagrow, qui propose même des ensembles aux thématiques alléchantes, comme le grand chef, le saisonnier, l’antioxydant ou le gourmand.  

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Jardinière double Novagrow. Photo : Novagrow

Sensibiliser les jeunes du primaire 

Cultiver des superaliments riches en vitamines et en antioxydants, de façon archirapide, sans devoir être doué.e pour le jardinage (tout en disant ciao aux contenants en plastiques jetables qui les enveloppent à l’épicerie)… l’équipe de Novagrow a vu dans sa technologie une portée pédagogique. Et a foncé! 

L’entreprise, qui a conclu une entente avec trois investisseur.euse.s à l’émission Dans l’œil du dragon, a mis sur pied un projet pilote au début de l’année auprès d’élèves du primaire. Sa visée? Les sensibiliser à la culture d’aliments frais et santé à la maison et leur montrer combien il est simplissime de le faire avec son innovation. 

L’école primaire de la Magdeleine, à La Prairie, le Centre de services scolaire des Hauts-Bois-de-l’Outaouais et celui de la Région-de-Sherbrooke se sont prêtés au jeu. 

Si l’appareil de Novagrow peut faire pousser jusqu’à six plants de verdures à la fois, les jeunes ont hérité d’une minijardinière chacun. Au menu: radis, pois, brocolis, chou frisé (kale) et tournesol notamment, des variétés de pousses germant plus rapidement que les fines herbes. 

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Les cofondateurs de Novagrow, Simon Roberge et Simon Dufour Préfontaine. Photo : Novagrow

«Ce projet est parfait pour le primaire», indique en entrevue Simon Dufour Préfontaine, cofondateur de Novagrow. «La prof est toujours avec sa gang d’enfants et peut faire un suivi quotidien de la pousse. Alors qu’au secondaire, les classes changent.» 

Les élèves ont appris en cours de route les valeurs nutritives des pousses, les façons de les apprêter et des traditions culinaires qui y sont liées — Novagrow a fourni aux enseignant.e.s de la documentation en abondance. «On est passionnés de chacune de ces herbes-là», raconte le responsable du financement. 

Une fois leurs pousses récoltées, en moins de deux semaines, tous les enfants ne les ont pas cuisinées à la maison, non, non. Certains se sont plutôt frottés à l’entrepreneuriat en les vendant au personnel de leur école, tandis que d’autres les ont offertes à la cafétéria de leur école pour en faire un buffet à salades. «Ça, c’était vraiment cute», s’émeut Simon, soulignant la pluralité des débouchées.  

Fortes du succès du projet, des classes renouvelleront l’expérience à la rentrée dans deux semaines. Sans compter que Novagrow discute avec «plusieurs autres classes pour tripler le nombre de projets d’ici 2023», se réjouit le cofondateur.  

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Deux mots : productivité et nutrition 

Novagrow met l’accent sur deux éléments dans son projet: la science derrière la culture des pousses ainsi que leurs bienfaits sur la santé. C’est pourquoi le projet s’insère dans les cours de science et technologie. «On veut montrer qu’on peut avoir accès à des aliments frais et très nutritifs de façon productive», résume Simon.  

Les enfants peuvent en outre être sensibilisés à des enjeux écologiques, tels que l’agriculture urbaine et locale ou l’absence d’emballage. Aborder le volet environnemental du projet revient toutefois au bon vouloir de l’enseignant.e, précise-t-il.   

Finalement, qu’est-ce qu’il souhaiterait avoir semé chez les enfants (pardonnez-nous le jeu de mots facile)? «On veut partager notre innovation, qui est bonne pour la santé, bonne pour l’environnement, bonne pour le lifestyle des gens, affirme Simon Dufour Préfontaine. Ça a changé notre vie. C’est pour ça qu’on a démarré cette compagnie. On espère semer de la curiosité et la conscience que cette technologie, elle existe.» 

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