Jai Courtney : s’entraîner pour jouer dans une série culte
Jai Courtney interprète John McClane junior, le fils de Bruce Willis, dans le dernier Die Hard. Alors que la cinquième mouture de ce succès cinématographique, A Good Day to Die Hard (Belle journée pour crever), vient de sortir en DVD, l’acteur explique l’engouement pour cette série.
Comment vous êtes-vous préparé à tourner Die Hard?
C’est embarrassant à avouer, mais j’ai toujours eu une approche décontractée dans mon entraînement. Je suis un peu mauviette pour ce genre de choses. J’ai seulement coupé les glucides et fréquenté un peu les salles d’entraînement.
J’ai aussi fait beaucoup de cardio léger, comme la marche et le jogging. C’est la première chose que je faisais le matin, avant même de déjeuner. Ça permet d’activer le corps et d’augmenter le métabolisme. Je me suis aussi entraîné avec des poids et haltères, mais je ne travaille plus avec un entraîneur depuis que j’ai tourné la série Spartacus. Je ne veux plus me faire pousser avec autant d’intensité. Je suis un amateur de bière et de pizza; je ne peux pas avoir un régime de vie aussi strict!
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Il y a des cascades à profusion dans le film. J’ai même essayé de compter le nombre de voitures qui ont été embouties…
Précisément, on en compte 108!
De ce nombre, à combien d’entre elles avez-vous participé?
Plusieurs! Il s’agissait de poursuites de voitures dans les règles de l’art.
Quelles cascades avez-vous exécutées vous-même?
Nous avons exécuté chaque cascade, mais en partie seulement. Il serait injuste de ne pas donner le crédit à la vingtaine de cascadeurs et coordonateurs de cascades qui ont contribué au résultat final vraiment réaliste.
De plus, la compagnie d’assurances exigeait la participation de ces professionnels pour certaines cascades. Il nous était interdit de tout faire.
Avez-vous subi des blessures de tournage?
Ne croyez pas que je n’ai aucune histoire trépidante sur le sujet. Ma seule blessure, je me la suis personnellement infligée. Pendant une poursuite en voiture, j’ai frappé le volant et je me suis égratigné les doigts sur le logo Mercedes-Benz.
Les coups de poing abondent dans le film. Avez-vous suivi une formation en combat?
La plupart des coups étaient simulés. Les combats sont chorégraphiés; c’était comme apprendre les pas d’une danse. J’avoue que le coup sur le volant était un peu stupide. Il fallait que je sorte le méchant. Le réalisateur John Moore essayait de travailler le moment où Jack est extrêmement frustré par son père. Il me disait : «Défoule-toi sur le volant!» Alors je l’ai fait. Je me souviens d’avoir vu un bout de peau accroché au logo. Ça fait mal!
Vous étiez enfant lorsque la version originale de Die Hard est sortie. Lequel des cinq films est votre favori?
Le premier. Non seulement c’est l’introduction de cette emblématique série, mais c’est aussi un film d’action culte. Les méchants étaient grandioses. Il y a un équilibre parfait entre l’humour subtil et l’action brute. C’était aussi la première présence de ce M. Tout-le-monde que nous avons appris à aimer, John McClane.
Vous avez totalement éclipsé Bruce Willis dans ce film. Comment a-t-il réagi? Était-il furieux?
Oh mon Dieu! Je n’en sais rien. C’est à lui qu’il faudrait le demander. C’est lui la star et je respecte ça. Je n’ai certainement pas l’intention de lui voler la vedette.

(Jai Courtney interprète John McClane junior / collaboration spéciale)
Bruce Willis en est à son cinquième Die Hard, alors que c’était votre premier. Quel conseil vous a-t-il donné pour jouer le parfait John McClane junior?
Il ne m’a pas donné de conseils. Il m’a transmis ses connaissances et sa sagesse à travers son expérience. J’ai appris en travaillant à ses côtés. Ce n’était pas du genre : «Viens ici, petit, je vais te montrer comment on fait.»
Cela dit, j’ai beaucoup appris de lui, mais Bruce a énormément de choses à penser. Il n’avait pas vraiment le temps de s’inquiéter de ma performance.
Aviez-vous aussi suivi une entraînement pour le rôle de Varro dans la série télé Spartacus?
Oui, et je n’ai d’ailleurs jamais eu d’entrainement aussi intense. C’était l’expérience la plus près de la torture que j’ai vécue, mais c’était un beau défi. La pression était au maximum, puisque mon costume se résumait essentiellement à un sous-vêtement, et ce, dans toutes les scènes de la série.
Vous deviez donc bien paraître…
Exactement. Quand vos collègues de plateau sont 30 hommes déchaînés, il n’y a pas de meilleure motivation à travailler encore plus fort.
A Good Day to Die Hard
[youtube http://www.youtube.com/watch?v=61UqRmDjwgc]