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La santé mentale serait mal gérée

Les organisations syndicales et communautaires du domaine de la santé mentale ont demandé dimanche au ministre de la Santé Yves Bolduc de rendre public son bilan du plan d’action lancé en 2005. Cela leur permettrait de trouver des solutions appropriées aux problèmes qu’elles ont constatés dans la mise en Å“uvre des réformes promises.

Le regroupement fait état de difficultés de coordination entre les différents services. À cela s’ajouterait un manque d’effectifs, qui devait pourtant être comblé par le Plan d’action du gouvernement. «La priorité est de compléter les équipes dans les centres de santé et de services sociaux (CSSS), comme le prévoit le Plan d’action du gouvernement, soutient Michel Tremblay, président de la Fédération des professionnelles (FP-CSN). Actuellement, un tiers des postes d’in­tervenants en santé mentale restent vacants.»

M. Temblay insiste également sur la nécessité d’une meilleure communication entre médecins, psychiatres et personnel des CSSS. Le manque de ressources financières des CSSS, qui assurent la prise en charge des patients en première ligne, serait à l’origine des dysfonctionnements, selon Michel Tremblay. Pourtant, il assure que le budget promis pour les services en santé mentale est suffisant. Mais l’argent que les centres reçoivent pour la santé mentale serait parfois utilisé pour financer d’autres services.

Devant le manque d’effectifs, les malades se tourneraient de plus en plus vers les cliniques privées ou les urgences, peu qualifiées pour gérer leur cas. En revanche, «si une personne se présente à l’urgence on va la renvoyer au CSSS», explique Michèle Boisclair, vice-présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ). «Pour rencontrer un psychiatre, il faut ensuite l’avis d’un médecin généraliste. On se perd dans des listes d’attente de plus de six mois», se désole Mme Boisclair.

Des organismes délaissés
La part du budget concernant la santé mentale al­louée aux organismes communautaires est passée de 7,3 % à 7,0 % entre 2005 et 2010. Le plan d’action du ministère de la Santé prévoyait pourtant d’augmenter cette portion à 10 % durant cette période.

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