À table

Une maison de rêve sans intermédiaire

Il y a ceux qui écument les petites annonces et les sites web à la recherche de la maison de leurs rêves. Il y a aussi ceux qui s’en remettent à un agent. Stéphanie et Charles, eux, ont plutôt décidé de prendre les choses en main en déposant à la porte des demeures qui les intéressaient une lettre toute simple où ils décrivaient leur coup de cÅ“ur pour le quartier, affirmant leur statut d’acheteurs sérieux. Une cinquantaine de missives plus tard, ils s’entendaient avec un propriétaire.

C’était il y a un peu plus d’un an. Stéphanie et Charles avaient ciblé leur quartier idéal à Longueuil, tout près d’un parc régional, depuis un moment déjà, mais la transaction tant espérée tardait à se concrétiser. «Charles a eu l’idée de communiquer directement avec les propriétaires, se rappelle sa conjointe. On se disait qu’il y avait sûrement des gens qui voulaient vendre leur maison sans agent. C’est le moyen qu’il a trouvé pour atteindre ces personnes.»

«En gros, on disait aux gens de nous contacter s’ils pensaient vendre leur maison», explique-t-il. Pour se démarquer des publi-sacs et autres formes de publicité, le couple a choisi de distribuer ses lettres – personnalisées, imprimées sur un papier de couleur et attachées par un ruban – un dimanche.

«Ce n’était pas un mass mailing, mais une dé­marche sérieuse», précise Charles. En tout, sur la cinquantaine de lettres envoyées, ils ont reçu quatre réponses. Trois se­maines plus tard, ils avaient fixé leur choix et s’étaient entendus avec l’ancien propriétaire.

Faire ses devoirs
Avant tout, Stéphanie et Charles insistent sur l’importance de bien connaître non seulement le quartier convoité, mais aussi les prix des propriétés sur le marché. «Sans faire ça à temps plein, on regardait ce qu’il y avait sur le marché depuis un petit bout de temps et on avait établi nos priorités, continue Charles. On se promenait dans le quartier, on regardait ce qu’il y avait de disponible et les prix. Alors, quand on a fait notre offre, on savait ce que ça valait dans ce quartier-là parce qu’on avait fait nos devoirs.»

Bien sûr, un agent immobilier peut aussi conseiller les acheteurs à ce sujet, conviennent-ils. Mais ils croient également qu’entreprendre ses re­cherches par soi-même est de plus en plus facile pour qui veut bien s’y mettre. Et intéressant. «On est les mieux placés pour se promener dans les quartiers et choisir vraiment ce qu’on veut», plaide Charles.

Quand même, Stépha­nie et Charles ont eu la chance de pouvoir profiter de l’expertise du père de cette dernière, qui est agent immobilier. «Je pense que les agents auraient peut-être intérêt à modifier leurs services, affirme-t-elle néanmoins. Maintenant, grâce à internet, on a accès à plein d’outils pour s’informer et faire des visites virtuelles. On a surtout besoin d’un agent quand vient le temps de savoir comment fonctionne un contrat de vente. C’est un service pour lequel je serais prête à payer.»

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