Salon chalets et maisons de campagne: Les baby-boomers adeptes de l'autoconstruction
L’arrivée massive des baby-boomers à la retraite stimule la demande pour l’autoconstruction, une tendance observée depuis quelques années au Salon chalets et maisons de campagne, qui se tiendra pour la quatrième année jusqu’à dimanche au Stade olympique.
«Des 80 000 visiteurs attendus, 65 % sont des baby-boomers, a affirmé le directeur général du Salon, Robert Yelle. Cette génération veut passer sa retraite à la campagne, et grâce à une démocratisation de l’immobilier, la demande a explosé», a expliqué M. Yelle.
Au fil des ans, les producteurs se sont adaptés à ce nouveau marché en vendant des maisons pliantes portables et des kits de maisons de campagne nécessitant moins d’efforts de construction.
Une tendance lourde
Daniel Daneau, un des rares conférenciers sur l’autoconstruction au Québec, a observé la même tendance. «Plus ça va, plus les maisons coûtent cher, donc les gens veulent en faire le plus possible eux-mêmes afin de réduire les coûts», a-t-il expliqué. Pour un projet, il estime qu’on peut économiser de 15 à 20?% du prix proposé par un promoteur immobilier.
L’autoconstruction est avant tout un énorme travail de planification, explique Daniel Nadeau. « Il faut établir un budget et s’entourer de personnes-ressources pour les moments importants de la construction, comme l’érection de la structure, croit-il. Lorsqu’on se fixe des objectifs et qu’on ne les respecte pas, on risque assez souvent un dépassement des coûts.» Pour éviter ce problème, on dévoilera au Salon un logiciel qui permettra aux autoconstructeurs de prévoir toutes les étapes de construction afin d’éviter des coûts inattendus.
Le salon accueillera 425 exposants spécialisés, une centaine de promoteurs immobiliers et plusieurs architectes. Les maisons éco-énergétiques seront au cÅ“ur de l’événement.