À la rencontre de la créativité
Le Salon international du design intérieur de Montréal ouvre ses portes aujourd’hui à la place Bonaventure. Christian Bélanger, designer d’intérieur de renom, fait partie du quatuor de personnalités de l’année du SIDIM.
Les personnalités de l’année du SIDIM avaient à concocter un projet pour le Salon. Qu’avez-vous imaginé?
Nous avons conçu un kiosque pour présenter les quatre personnalités de l’année, qui Å“uvrent dans des domaines différents, mais qui sont unies par la création. Moi, je travaille en design intérieur, Marie Saint Pierre est une designer de mode, Bruce McGowan fait des Å“uvres d’art et du multimédia, et Mario Gagnon est en design industriel. Le kiosque nous présente et fait découvir l’ensemble de notre Å“uvre par différents moyens. Il y a aussi un enregistrement audio dans lequel on répond à la question suivante : est ce que notre créativité peut se contenir, si elle a des limites.
Et pour vous, est-il possible de contenir votre créativité?
Oui, elle se contient. Avec les années et la maturité (je vais bientôt avoir 47 ans), je suis assez honnête avec moi-même pour concentrer ma créativité dans un projet et bien vivre avec cette idée. Je n’essaie pas de réinventer la roue dans tous mes projets.
Qu’est-ce qu’apporte le SIDIM à Montréal, selon vous?
Il est nécessaire! C’est le seul événement design où les créateurs sont mis de l’avant, où les Québécois peuvent les rencontrer. Le public comprend alors que les créations québécoises sont beaucoup plus accessibles qu’élitistes. Par la suite, quand les gens achèteront, ils choisiront peut-être un meuble québécois au lieu d’en choisir un qui vient de Chine.
Qu’est-ce qui fait de Montréal une ville UNESCO du design?
Le design fait partie de l’histoire de Montréal. Le mot design est présent ici depuis longtemps, entre autres en raison de l’Expo 67. Il faudrait maintenant que tout cela s’élargisse. Avoir la qualification de ville de design devrait nous donner des ailes pour nous améliorer, pour peaufiner notre ville, parce qu’elle n’est pas belle partout. J’ai Montréal dans le sang, je l’aime avec ses défauts et ses erreurs, mais essayons de faire en sorte que nos projets d’avenir puissent avoir une pérennité et marque notre ville.