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En meilleure santé malgré la récession?

Pour cette parution, je pose moi-même une question en espérant que ma réponse pourra vous apporter, chers lecteurs et lectrices, une certaine consolation.

Est-il possible de profiter de la crise économique pour se refaire une beauté sur le plan de la santé? N’est-ce pas une belle occasion de revoir ses priorités?

Je m’explique. Les dernières décennies ayant été plutôt prospères pour les pays industrialisés, nous nous sommes habitués à une certaine abondance pour laquel­le nous n’étions pas forcément adaptés. L’incidence des maladies chroniques augmente, et l’obésité apparaît maintenant à un plus jeune âge.

Notre environnement social nous pousse à manger plus qu’à notre faim, et en même temps, la pression pour que nous nous mettions au régime est forte. Nous avons donc perdu contact avec des choses essentielles, telles que les signaux de faim et de satiété.

Pour les familles déjà financièrement peu à l’aise avant la crise, difficile d’y voir des avantages, car le budget réduit fait qu’il est encore plus compliqué de nourrir sa famille. Mais pour les gens plus à l’aise ayant tendance à abuser de la bonne chère, il y a quand même là une belle occasion de retrouver un certain équilibre de vie.

Faire fructifier son capital santé

L’argent se fait plus rare? Les sorties au resto aussi. Les gâteries luxueuses font moins partie de la routine. Nous pensons plus à éviter le gaspillage, donc à réduire les portions excessives. 

L’alimentation saine est souvent plus économique, car elle inclut des aliments à base de protéines végétales, des fruits, des légumes. Avouons-le, les produits à base de céréales et les fruits sont nettement moins dispendieux qu’un steak T-Bone ou qu’un fromage du terroir vieilli quatre ans. Tout en épargnant pour renflouer son REER, il y a donc moyen de faire fructifier son capital santé. 

Pourquoi ne pas refaire son budget en conséquence, en limitant le budget resto, et retrouver le goût de cuisiner? Des repas maison, même  gastronomiques, coûteront toujours moins cher que ceux préparés à l’extérieur. Gardez le pourboire et les taxes pour vous! Et qui sait, peut-être qu’en vous se cache l’âme d’un grand chef que seule la crise économique peut révéler au grand jour!

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