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La fumée tertiaire dans la mire

L’odeur de fumée de cigarette qui reste imprégnée dans les voitures, dans les meubles et sur les fumeurs eux-mêmes porte désormais le nom de «fumée tertiaire». Celle-ci pourrait devenir le nouveau front dans la bataille des groupes antitabac.

Une nouvelle recherche publiée dans l’édition du mois de janvier de la revue scientifique Pediatrics serait la première à employer ce terme. Les chercheurs croient que la fumée tertiaire demeure présente beaucoup plus longtemps que la fumée secondaire, et qu’elle peut être ingérée par les enfants qui rampent partout, se mettent les doigts dans la bouche et mâchonnent tout ce qu’ils trouvent.

L’auteur principal de l’étude, le pédiatre et professeur adjoint Jonathan Winickoff, de la Harvard Medical School, soutient que les parents qui essaient de protéger leurs enfants contre la fumée secondaire en baissant la glace latérale de leur voiture ou en fumant dans une pièce voisine n’en font pas assez.

Réactions
Les chercheurs ont sondé 1 500 foyers américains au sujet de leur attitude à l’égard de la fumée tertiaire. Ils ont découvert que 65 % des non-fumeurs et 43 % des fumeurs croient que la fumée tertiaire peut affecter la santé des enfants.

L’étude a aussi révélé que l’appui en faveur de l’interdiction de fumer dans les résidences était supérieur auprès de ceux qui croient que la fumée tertiaire est nocive.

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