Apprendre de nos réussites
Nous passons beaucoup de temps à chercher ce qui ne va pas dans nos vies et à le régler. Nous essayons rarement d’apprendre de nos réussites. La chose naturelle à faire quand nous sommes malheureux ou quand un problème surgit, c’est d’examiner la situation afin d’apprendre de nos erreurs. Cela s’applique à bien des domaines.
Quand la circulation ralentit, nous essayons de trouver où se situe le goulot. Quand des pays entrent en guerre, nous cherchons les causes du conflit. Quand nous sommes déprimés ou malades, nous tentons de comprendre pourquoi et de déterminer ce qu’il faut faire pour aller mieux.
Nous ne pouvons cependant pas trouver des réponses à toutes nos questions. De plus, ce ne sont pas tous les problèmes qui peuvent être réglés rapidement dès leur apparition. Combien de fois vous êtes-vous senti mieux après vous être demandé : «Qu’est-ce qui ne va pas avec moi?» Peut-être devriez-vous plutôt vous demander : «Pourquoi me suis-je senti(e) si bien l’autre fois?»
J’ai déjà travaillé avec un couple qui se disputait tout le temps. J’ai tenté vainement d’améliorer la communication entre les conjoints en examinant leurs conflits, puis je leur ai demandé d’essayer de se rappeler la dernière fois où ils avaient été bien ensemble. Ils ont tous deux désigné la même soirée.
En décortiquant un moment où ils avaient été heureux ensemble, nous avons détecté les facteurs déterminants : chacun était dans un état d’esprit où il attendait moins de l’autre et où il était en mesure d’apprécier les qualités de son partenaire.
Essayer de changer les attentes et les comportements en considérant les choses sous l’angle d’un conflit ou d’un échec donne rarement de bons résultats. Lorsque nous sommes troublés, la colère ou la tristesse nous empêchent de voir une situation clairement.
Même si nos échecs peuvent nous apprendre beaucoup, il faut aussi saisir les occasions d’apprendre de nos réussites. Quelles que soient les circonstances heureuses, n’oublions pas de nous demander pourquoi elles le sont.