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Le cÅ“ur et la tête, ces inséparables

Marie-Noël Gagné - Métro

En 2020, les maladies cardiovasculaires et la dépression seront en tête du classement mondial des maladies. Des études montrent que ces deux types de problèmes sont étroitement liés.

Santé. Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de décès dans le monde. La dépression représente elle aussi un problème de santé publique majeur. Ces deux troubles de la santé pourraient s’influencer l’un l’autre.

La dépression constitue en effet un facteur de risque de souffrir d’une maladie cardiovasculaire (MC). «Cela s’explique entre autres par le fait que la dépression active des systèmes reliés au stress, explique le Dr François Lespérance, chef du département de psychiatrie du Centre hospitalier de l’Université de Montréal. Ces systèmes ont des effets négatifs sur le cÅ“ur.»

La mauvaise santé du cÅ“ur peut elle aussi causer une dépression, ajoute-t-il. «Ce qu’on mange, l’exercice qu’on fait ainsi que certaines maladies ont une influence sur le cerveau. Il y a une relation qui joue dans les deux sens.» Selon des données de 2004, entre 15 et 20 % des patients qui ont une maladie cardiovasculaire diagnostiquée vivent des épisodes dépressifs majeurs. Et la dépression peut être néfaste pour les personnes vivant avec une maladie cardiovasculaire.

Dans un article publié dans la Revue médicale de Liège en 2005, on mentionne que «pour les patients déprimés, le risque de mourir dans les deux ans après l’évaluation initiale est au moins deux fois plus élevé que pour les patients non déprimés.» La dépression «augmenterait de 2 à 2,5 fois la mortalité en postinfarctus et le risque d’avoir un nouvel événement cardiaque», selon ce même article.

Il est toutefois possible de traiter la dépression chez les patients souffrant d’une MC. Selon une autre étude citée, «l’intervention psychosociale, incluant la psychothérapie et le soutien, augmente d’ailleurs la qualité de vie et réduit la morbidité et la mortalité chez ces personnes.» Les antidépresseurs, quant à eux, auraient un effet protecteur et amélioreraient les chances de survie après un infarctus des patients dépressifs.

Les risques
Risques de subir un infarctus selon différents facteurs :

  •     Tabagisme : 35,7 %
  •     Facteurs psychosociaux : 32,5 %
  •     Obésité abdominale : 20,1 %
  •     Absence de consommation journalière de fruits et légumes : 13,7 %
  •     Absence d’activité physi­que régulière : 12,2 %
  •     Diabète : 9,9 %
  •     Consommation d’alcool de façon non modérée : 6,7 %

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