Le cerveau a besoin d'amour
Selon le philosophe chinois Lao-Tseu, l’amour ne touche pas seulement le cÅ“ur, mais aussi la tête. De récentes recherches réalisées à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas viennent appuyer cette idée, en démontrant que l’amour d’une mère a une incidence sur le développement du cerveau de son enfant.
Deux études publiées récemment mettent en lumière la façon dont les soins maternels rendent le cerveau du bébé moins vulnérable au stress. Ainsi, selon une recherche dont les résultats viennent d’être publiés dans Developmental Psychobiology, la qualité et la quantité de lait maternel ainsi que de contacts mère-nourrisson ont une incidence sur la réaction au stress de l’enfant une fois devenu adulte.
«Ce document met en lumière la manière dont des facteurs critiques, à un stade précoce de la vie, peuvent modeler la physiologie et le comportement, à l’âge adulte», explique Claire-Dominique Walker, chercheuse à l’Institut Douglas et auteure principale de l’étude.
Selon les résultats d’une autre recherche publiés dans le Journal of Psychiatry and Neuroscience, la qualité des soins parentaux prodigués tôt dans la vie a une forte incidence sur la réponse au stress de jeunes hommes et jeunes femmes.
Cette étude montre l’influence d’expériences vécues à un stade précoce de la vie sur la capacité de jeunes adultes à faire face à des situations stressantes. Les indicateurs psychologiques et physiques de stress, ainsi que les niveaux de l’hormone du stress, le cortisol, ont été mesurés.