Une autre journée de travail
Les résultats d’un recensement récemment publiés confirment que la population canadienne est vieillissante.
Il est maintenant admis que moins de jeunes entrent sur le marché du travail pour remplacer les gens qui s’apprêtent à prendre leur retraite. Les nombreux baby-boomers qui échafaudent des plans d’avenir doivent réfléchir sérieusement à cet élément d’information. Après tout, on ne leur demandera peut-être pas de prendre leur retraite à 65 ans.
Leurs options d’habitation seront particulières. Malgré leur âge, les baby-boomers souhaitent rester jeunes d’esprit. Les villages de retraite au Canada ou dans la chaleur du sud vont perdre de leur popularité, car s’entourer de personnes plus jeunes que soi est considéré depuis longtemps comme un remède à la vieillesse.
Quelques-uns opteront pour une résidence, tandis que la plupart décideront de rester dans une maison familière, un quartier ou une ville. Ils prendront peut-être des vacances prolongées en hiver, mais rien ne les coupera de leurs activités quotidiennes.
La nouvelle option d’habitation, selon laquelle les aînés achèteront une propriété d’une taille identique ou supérieure à leur propriété actuelle, par exemple une unité conçue sur mesure dans un immeuble résidentiel ou une propriété dans un nouveau lotissement, devra être surveillée par les constructeurs.
Cette propriété possédera de nombreuses caractéristiques liées au style de vie choisi, comme un bureau à domicile, un appartement pour les enfants mariés et les petits-enfants en visite ou des quartiers indépendants pour un enfant adulte habitant encore à la maison. Une salle d’exercice et une salle de visionnement pour divertir les amis seront probablement des caractéristiques courantes. Une attention sera portée aux commodités telles que la cuisine et la salle de bain, qui devrait davantage faire fonction de centre d’hydrothérapie.
Pour la dernière partie de leur vie, les baby-boomers considéreront certains arrangements et éléments de confort. L’appartement pourra se transformer en logement pour aidant. Grâce à l’innovation technologique continue, il sera possible d’adapter graduellement les maisons à la santé défaillante de ses occupants. L’intérieur conviendra au style de vie et aux besoins des personnes âgées à mobilité réduite. Certains décideront de rénover leurs vieilles maisons, de s’approprier des espaces vacants et de modifier l’intérieur selon leur nouveau mode de vie.
Si les résultats du recensement canadien donnent une idée de l’avenir, il n’est pas certain que l’on demandera aux baby-boomers de rendre la clé de leur bureau. Comme d’autres journées de travail les attendent peut-être, ils devraient commencer à penser à leurs options d’habitation dès aujourd’hui.