Timisoara: révolution roumaine
Les jours noirs du communisme et du totalitarisme sont finis depuis longtemps. libérée du rideau de fer, La ville culturelle, chaleureuse, historique et très abordable de Timisoara est l’un des secrets les mieux gardés de l’Europe. Ou du moins, elle l’était…
Pourquoi devrais-jealler à Timisoara à ce moment-ci de l’année?
Parce que cette ville compte parmi les capitales culturelles européennes qui offrent le meilleur rapport qualité-prix et qui sont les plus fascinantes. Vous paierez moins de 1 € pour une bière et seulement 6 € pour une sortie à l’opéra ou au théâtre. Et ne vous méprenez pas : ce ne sont pas des Å“uvres d’amateurs ou de qualité inférieure qui y sont présentées! Les spectacles valent largement tout ce que Vienne, Londres, Berlin et Paris ont de mieux à offrir. Malgré ces faibles tarifs, les Roumains prennent leur culture au sérieux et s’endimanchent pour assister à toutes les représentations en soirée.
C’est la première fois que j’y vais. Que me conseillez-vous de faire?
Trempez dans la culture et l’histoire de cette ville universitaire. Naturellement, certains secteurs de Timisoara sont très laids, comme dans un grand nombre de villes de l’ancien bloc de l’Est, mais ils font partie de son charme et de son caractère, d’une certaine manière. Les autres secteurs sont aussi charmants que le boulevard de Marseille. Intéressez-vous à la scène artistique en plein essor, dont témoignent les clubs de jazz qui semblent pousser comme des champignons toutes les semaines, et à l’architecture audacieuse (quoique décrépite) héritée de son passé politique. Timisoara aime se faire appeler la «petite Vienne», et la profusion d’immeubles majestueux qui rappellent véritablement les Habsbourg justifie ce surnom.
J’y suis déjà allé. Que me conseillez-vous de faire cette fois-ci?
Assistez à un festival. Peu importe la période de l’année, on dirait qu’on est toujours en pleine saison des festivals à Timisoara. Le festival Plai est probablement le plus intéressant. Durant trois jours en septembre, cette célébration mondiale de la musique se déroule dans la ceinture de verdure qui borde la ville. À d’autres époques de l’année, les options incluent le festival du film Timishort en mai; le festival d’arts tsiganes en juillet; le festival de musique électronique TMBase en octobre; et le festival international de jazz en novembre.
Qu’en est-il de la vie nocturne?
Les établissements Setup, The Note et Van Graph offrent une gamme de spectacles allant de groupes de guitaristes à du jazz, en passant par des numéros folkloriques et de la musique électronique. Sous le régime de l’ancien dictateur Ceausescu, qui condamnait son origine occidentale et sa présumée décadence, le jazz est entré dans la clandestinité. La révolution a chassé le dictateur et, 20 ans plus tard, le jazz est l’un des moteurs de la vie culturelle de la ville. À l’autre extrémité du spectre se trouve la Piata Victoriei, le centre de la vie culturelle de la ville. Elle comporte trois théâtres et un opéra de 700 places.
À quel hôtel devrais-je descendre?
Situé sur la rue Tudor Vladimirescu, l’hôtel Savoy (dont les gens du coin ont raison d’être fiers) remporte beaucoup de succès auprès des touristes. Récemment, il a été rénové selon les «critères occidentaux». En effet, c’est un superbe bâtiment de style Art déco, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Les tarifs sont incroyablement bas : on y loge à partir de 50 € la nuitée!