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On se souvient à l’Hôpital Sainte-Anne

On se souvient à l’Hôpital Sainte-Anne
Photo: François Lemieux/Cités Nouvelles

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Les commémorations du jour du Souvenir se déroulaient dimanche à l’Hôpital Sainte-Anne. Des dizaines de résidents ainsi que leurs proches s’étaient réunis dans l’auditorium pour l’occasion.

Cette année, aucun élu local n’était présent. Des poursuites sont notamment en cours contre Québec et Ottawa en raison du changement de juridiction, qui aurait entraîné une diminution dans l’offre de services.

«J’ai fait en sorte que la formule des années précédentes a été changée pour qu’il n’y ait pas de politiciens et j’en suis fier. C’était une cérémonie pour les anciens combattants et tous ceux qui contribuent à notre bien-être», indique Wolf William Solkin, le vice-président du Comité des anciens combattants de l’Hôpital Sainte-Anne.

Des membres du clergé de différentes confessions se sont adressés à la centaine de convives.

Reconnaissance
Alors qu’il déposait sa couronne, M. Solkin a eu une pensée pour tous les soldats tombés au combat, dont son meilleur ami mort en Hollande. Il a aussi eu une prière pour son fils aîné, décédé deux jours avant la cérémonie.

Pour lui, l’apport des anciens combattants devrait être davantage célébré. «Les vétérans sont seulement reconnus quand ils sont au combat et qu’ils meurent. On ne leur accorde pas assez de reconnaissance, dignité et respect. Ils sont pris pour acquis. De les reconnaître une journée par année n’est pas assez. Le Québec est une des seules provinces où le jour du Souvenir n’est pas un congé férié, c’est une honte», soutient-il.

Résidente de l’Hôpital Sainte-Anne et elle aussi membre du Comité des anciens combattants, Joyce Saunders a servi dans le Corps d’ordonnance de l’armée canadienne durant la Seconde Guerre mondiale.

«C’était très touchant. La musique était merveilleuse. [La cérémonie] s’est déroulée parfaitement», précise la dame de 97 ans.

Comme le veut la tradition, le maître de cérémonie a récité le célèbre poème écrit pendant la Première Guerre mondiale par le lieutenant-colonel canadien John McCrae, dans sa version anglaise, puis en français.`

Le Montreal Welsh Male Choir a ensuite entonné l’hymne God save the Queen en guise de clôture.