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Les enfants, notre avenir à tous

Edito
Patricia Miotto, cheffe contenu Les hebdos centre de Montréal au journal Métro, tient dans ses bras le jeune Santiago au Guatemala. Photo: Métro média

EDITORIAL – Il y a quelques années, j’ai eu la chance de collaborer avec la Fondation Dr Julien, une cause qui me tient à cœur. Pour certains, c’est l’environnement, les animaux. Moi, c’est les enfants.
Sans vouloir les « plugger » dans cet édito, le travail des équipes de cet organisme est tout simplement remarquable. Non seulement ils offrent des soins de santé gratuits à des enfants et des jeunes issus des milieux vulnérables, mais aussi ils visent à bien les outiller pour l’avenir.

J’ai eu l’occasion de côtoyer plusieurs de ces enfants et, grâce à certains projets avec eux, j’ai pu entrevoir la flamme dans leurs yeux, cette étincelle d’espoir qui va leur permettre d’avoir confiance en eux et d’aller plus loin.
En revanche, les cas des enfants qui vivent dans des milieux défavorisés sont à donner la nausée. TDAH, violence conjugale, logements insalubres, malnutrition, agressions sexuelles au sein de leur propre famille, et j’en passe. De quoi vomir.

En 2020, un rapport publié par l’organisme Campagne 2000 avait révélé que plus de 1,35 million d’enfants au Canada vivaient toujours en situation de pauvreté.

Le Québec connaît aussi des fossés gigantesques entre les tout-petits qui naissent et ceux qui n’auront pas la chance de se développer. Les enfants autochtones, racisés et immigrants, de même que ceux de familles monoparentales dirigées par une femme, sont plus fortement touchés. À cela, la pandémie n’a rien arrangé. Pour un pays comme le Canada, c’est trop. C’est inacceptable.

En 2021, nous avons l’argent et les ressources pour aider nos plus vulnérables et leur offrir un destin meilleur.
La loterie de la vie est injuste. Mais elle est encore plus intolérable lorsqu’on vit dans un pays comme le Canada et qu’on laisse souffrir nos enfants.

Pour marquer la Journée mondiale de l’enfance, qui a lieu aujourd’hui le 20 novembre, le journal Métro a mis de l’avant des jeunes qui veulent non seulement changer le monde, mais lui prouver que tout est possible lorsqu’on est déterminé.
C’est vrai. Car « pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible (Saint-Exupéry) ».

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