Cara Houiellebecq, testeuse professionnelle de jouets sexuels
Elle a quitté sa carrière de directrice de banque pour se faire plaisir… littéralement. Mère de deux enfants, Cara Houiellebecq gagne sa vie en testant des objets sexuels. La femme de 33 ans, de Gainsborough, en Angleterre, est payée 27 000$ par an pour essayer et critiquer au moins quatre produits par semaine et passe en moyenne une heure par jour à se faire plaisir. L’Anglaise explique comment elle fait de l’argent avec la masturbation.
Comment avez-vous fait vos premiers pas dans l’industrie du sexe?
C’était un passe-temps qui est devenu ma petite entreprise. Comme mon blogue devenait de plus en plus populaire, j’ai commencé à traiter aussi de sexualité et de l’industrie du divertissement pour adultes.
Et alors, aimez-vous votre travail?
Je ne le ferais pas si je n’aimais pas ça! Il y a bien sûr des jours où ça ne me tente pas trop: il y a tant de choses à faire dans une journée et parfois on est malade ou stressée. Je ne me force pas à écrire des choses sexy ou à utiliser des jouets sexuels quand ça ne me tente pas. Je peux mettre ça de côté jusqu’à ce que j’ai davantage envie. La majorité du temps, j’affectionne beaucoup essayer de nouveaux jouets, donner mon opinion sur mon blogue pour mes lecteurs et pour les compagnies et les fabricants.
Où travaillez-vous?
La plupart du temps, je préfère les utiliser dans ma vie sexuelle normale, soit avec mon partenaire ou seule dans ma chambre à coucher.
Combien d’orgasmes avez-vous par semaine?
Je dirais environ 15 orgasmes dans le cadre de mon travail. Plus ceux que j’ai seule ou avec mon partenaire.
Quel est l’aspect le plus difficile de votre travail?
J’essaie de voir chaque produit comme si c’était le premier, pour le critiquer équitablement, mais c’est difficile quand on a déjà essayé des douzaines d’objets similaires. C’est aussi dur d’écrire une critique impartiale pour un produit que j’ai détesté ou qui m’a profondément déçue.
Quelles qualités doit avoir une personne pour ce travail?
Un intérêt réel pour les jouets sexuels ainsi qu’une attitude positive envers la sexualité et la masturbation. Il est aussi nécessaire d’avoir un espace privé pour essayer les objets, une bonne maîtrise de la langue écrite, un beau blogue ou page web où publier les critiques.
Cet emploi est-il difficile à obtenir?
Je ne le recommanderais pas aux gens qui veulent tester des objets pour faire beaucoup d’argent. Ça prend plusieurs années avant de percer dans le métier, d’être assez connu dans l’industrie. On doit se faire des contacts avec les bonnes compagnies impliquées et montrer qu’on peut faire des critiques articulées, sans idées préconçues et honnêtes à propos d’un produit qu’on possède ou qu’on a l’intention d’acheter. Une fois bien établies dans cette communauté, les compagnies nous remarquent et nous envoient des produits à tester et à critiquer. On peut aussi contacter les compagnies et demander des produits à tester.
Quel est votre jouet favori?
J’en ai deux: le iGino One, un vibrateur clitoridien, et le Doxy Massager Wand, un vibromasseur. Le premier est extrêmement puissant et portatif, et j’aime qu’il soit rechargeable par prise USB. Il vient dans tous mes voyages (et je viens aussi!).