Ahuntsic-Cartierville
16:17 22 mars 2021 | mise à jour le: 25 mars 2021 à 10:59 temps de lecture: 4 minutes

Guitare classique: Bruno Gauthier-Bellerose, de jeunes mains douées

Guitare classique: Bruno Gauthier-Bellerose, de jeunes mains douées
Photo: Collaboration spécialeBruno Gauthier-Bellerose

Bruno Gauthier-Bellerose, résident d’Ahuntsic, est un guitariste classique de 26 ans qui ne cesse d’attirer l’attention. Lauréat du concours international de guitare d’Indiana en 2019, deuxième à celui du Domaine Forget en 2017, il a reçu aussi la Médaille du Lieutenant-gouverneur du Québec en 2011. Il est par ailleurs membre de l’ensemble de guitares Forestare.

Quand a commencé votre aventure avec la guitare classique?

C’était à l’âge de 12 ans. En fait, mon père était guitariste amateur. Il jouait de la musique folk et rock. À un moment donné, il a acheté une guitare et il me la mise entre les mains. Il m’a appris quelques accords.

Est-ce que vous avez suivi une formation au conservatoire?

J’ai appris un peu par moi-même. Au secondaire, j’ai eu des professeurs de musique qui m’ont toujours encouragé. Mes cours académiques, je les ai eus au cégep. Je viens de terminer aussi un diplôme de perfectionnement.

Qui vous a guidé pour trouver votre chemin vers la guitare classique?

Quand je me suis mis à apprendre, j’allais sur Internet et je mettais des vidéos de Jullian Bream et puis j’essayais de copier ce qu’il faisait, de l’imiter. Je peux dire que c’est ma plus grande influence ou mon premier professeur si on veut.

Est-ce que jouer de la guitare c’est votre métier actuellement?

J’en ai fait ma carrière, mais c’est beaucoup mon amour de la musique qui me pousse. C’est vrai qu’on peut dire que c’est risqué de se lancer dans une carrière en musique, il est vrai aussi que nous, les guitaristes, on ne va pas se faire engager pour jouer dans des orchestres ici ou ailleurs.

Mon but premier est d’être un artiste-soliste que les gens vont vouloir aller écouter. J’ai aussi des projets en musique de chambre. Je travaille sur un duo de violons guitare et un autre avec chant ou deux guitares. J’essaye de rester actif dans toute la diversité que la guitare peut offrir. Je fais aussi partie de l’ensemble Forestare.

Forestare a drainé les foules notamment à l’église de la Visitation en février 2020. Est-ce que la guitare classique est si populaire que ça?

J’ose espérer que oui et Forestare en fait la démonstration. Il y a un public pour ça et mon travail c’est d’aller le chercher.

Comment maintenir ce public?

À mon avis, cela se fait beaucoup par l’éducation. Aller dans des écoles c’est utile. J’avais des ateliers qui étaient prévus, j’allais vanter un peu mon instrument. Ils ont été annulés à cause de la COVID.

On pourra vous écouter en ligne du 28 mars au 11 avril. Pouvez-vous nous décrire l’événement?

Pro Musica organise les Mélodines, une série de concerts destinés à promouvoir de jeunes artistes prometteurs. Ce sont des spectacles de 40 minutes qui se tiennent habituellement sur l’heure du midi. À cause ou grâce à la COVID, on y a accès en ligne pendant deux semaines.

Est-ce que vous avez déjà interprété votre programme?

Ce sont des choses que j’ai déjà jouées sauf la sonate de Roberto Sierra. Ce sera la première fois. C’est du répertoire que j’aime bien et avec lequel je suis à l’aise. Ce sont des musiques très vivantes, avec lesquelles j’ai une facilité à m’exprimer et qui me parlent beaucoup.

Est-ce que la qualité du son en virtuel rendra justice au concert?

L’enregistrement sera le plus professionnel possible. C’est sûr que ce sera différent d’un concert sur scène, mais c’est une expérience qui donnera le sourire aux gens quand ils ne peuvent pas aller dans les salles.

Guitare sans frontières

Bruno Gauthier-Bellerose interprètera un programme de cinq morceaux.

Une Suite pour Luth en do mineur de J.S. Bach, Fantaisie hongroise de Johann Kaspar Mertz, une Suite pour guitare de Jacques Hétu, Sonata para guitarra: IV. Salseado de Roberto Sierra et Sonate pour guitare, Op.47 d’Alberto Ginastera. Le concert a été capté à la Chapelle historique du Bon-Pasteur. Billets ici

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