Ahuntsic-Cartierville

Deux scénarios pour une promenade le long de la rive

Le scénario pour une promenade sur deux sections du mur Simon-Sicard. Photo: Hydro-Québec

Le public pourrait profiter des berges de la rivière des Prairies le long du mur en amont du barrage Simon-Sicard. Deux options ont été présentées par Hydro-Québec pour un aménagement paysager sur le remblai en pierre qui retient ce mur et qui a gâché le paysage.

Le premier permet une accessibilité à la rive sur le domaine public et la servitude d’Hydro-Québec. Un parcours riverain limité au site archéologique de Fort-Lorette, près de l’église de la Visitation, et le long du parc Louis-Hébert, à l’ouest. Il faudra passer par le boulevard Gouin pour lier les deux portions.

Le second apporte une amélioration en offrant la possibilité d’accéder à certains points d’intérêt sur la rive.

On évoque «des percées physiques vers la rivière». Il faudra traverser des propriétés privées pour rejoindre des belvédères accessibles au public. Une possibilité soumise à des ententes préalables.

«Quelques propriétaires se sont montrés ouverts à ce qu’une telle possibilité soit offerte», souligne le conseiller aux relations avec le milieu chez Hydro-Québec, Jonathan Laporte.

Ce sont essentiellement le CHSLD André-Laurendeau et les résidences pour personnes âgées qui longent la rive qui sont prêts à analyser cette demande.

La possibilité d’une promenade continue aménagée tout au long de la rive sur le mur a été écartée, car soumise à trop de contraintes légales et techniques.

Longues démarches

Hydro-Québec a confié le mandat à la firme montréalaise Civiliti spécialisée dans des projets d’aménagement urbain et paysager,  pour préparer des esquisses et surtout des scénarios pour la faisabilité du projet. Des sondages ont été menés notamment dans les parcs limitrophes.

«Ce qui est ressorti des commentaires, c’est que les gens sont très attachés à l’occupation ainsi qu’à l’utilisation de ce territoire et comment l’intégrer visuellement en termes d’aménagement», relève le designer urbain et architecte chez Civiliti, Peter Soland.

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C’est l’âge du mur Simon-Sicard réalisé le long de la rive entre l’église de la Visitation et l’avenue Saint-Charles à l’ouest.

Toutefois, ces aménagements ne seront pas possibles avant 2025. Hydro-Québec doit préalablement terminer tout le travail d’enrochement des 1,3 km de cette infrastructure sur le bord de l’eau.

Entre 2018 et 2019, trois sections du mur avaient déjà été consolidées par un enrochement sur cette infrastructure. Les travaux ont été menés en urgence et sans consultation à cause des menaces sur le mur. Une fois ce premier chantier terminé, les citoyens, notamment les riverains, ont découvert avec effroi un site lunaire qui bloque entièrement l’accès à l’eau.

L’entreprise adoptera la même technique pour les 700 à 800 m restant, car c’est l’option la moins coûteuse et la moins invasive pour l’environnement. Les travaux doivent commencer en 2023.

Écoute

Toutefois, Hydro-Québec. a voulu s’assurer de l’acceptabilité sociale de son projet depuis bientôt un an. Elle a d’abord mis en place une table de concertation qui a regroupé des élus, des représentants d’institutions locales et des citoyens pour écouter et présenter les possibilités d’intervention.

Hydro-Québec a aussi mené un sondage en ligne, avant de commencer à esquisser des plans pour les futurs travaux de consolidation du mur du barrage Simon-Sicard.

Puis des riverains ont interpellé la compagnie d’électricité pour demander la réalisation d’un parc linéaire qui permettrait au public de profiter de la rive en empruntant le parcours du mur.

Une idée à laquelle la compagnie d’électricité ne s’est pas opposée tant que cela était réalisable dans le respect de la loi sur la protection des barrages.

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