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Érablière urbaine: ça goûte le printemps sur Fleury Ouest!

Gravel Marie-Chantal - TC Media
La rue Fleury Ouest est en pleine croissance. Ça fait un moment que j’ai envie de vous parler de cette rue que j’ai retrouvé métamorphosée lorsque je suis revenue de Vancouver, en 2010. La Cabane à sucre Fleury Ouest m’a démontré combien cette artère est de plus en plus vivante et dynamique.

L’année passée, à titre de journaliste, j’avais fait la découverte intéressante de l’Érablière urbaine du parc Beaudet, à Saint-Laurent, qui en était alors à sa 8e édition. Ça m’a donc beaucoup interpelée lorsque j’ai appris qu’il y avait une première édition de cette érablière samedi dernier dans le parc Tolhurst, au coin des rues Fleury Ouest et Meunier. J’y suis donc allée avec toute la famille.

Sur place, j’ai réalisé que je n’étais pas la seule à avoir été séduite par l’idée. Il y avait de nombreux participants et des familles du quartier, de toutes origines, venus se sucrer le bec. Les enfants jouaient dans le foin pendant que les parents faisaient la file pour se procurer de la tire, des produits de l’érable ou de la barbe à papa à l’érable. D’autres dansaient au rythme de la musique traditionnelle ou jouaient de la cuillère. Sur la rue, certains commerces participaient à leur façon, comme Le Chien rose où on pouvait s’acheter un chocolat chaud pour se réchauffer un peu.

J’y ai reconnu certains animateurs rencontrés l’année passée, dont le coloré Mario Bonenfant, initiateur de ce concept de cabane urbaine à Saint-Laurent, et maintenant dans Rosemont. Je me suis souvenue de son souhait de voir s’accroître la participation des commerçants avoisinant le parc Beaudet. J’ai donc été surprise d’apprendre que, dans le cas du parc Tolhurst, c’étaient les membres de l’Association des gens d’affaires de Fleury Ouest, créée en 2001, qui l’ont approché pour organiser l’événement. Quelle belle initiative qui risque de se répéter dans les années à venir.

À cette occasion, j’ai également eu le plaisir de discuter avec le président de l’association, Jean Gauthier. Il voit le secteur comme un village urbain. Il me faisait remarquer justement que la présence d’une bonne boulangerie était souvent le cœur d’un village. Que la rue avait reçu tout un vent de fraîcheur lorsqu’un chef reconnu, Marc-André Royal, avait ouvert son restaurant, Le St-Urbain, que cela avait attiré quelques autres commerçants, dont une franchise de Frite alors!, et que ça avait fait boule de neige à partir du moment où il avait ouvert sa boulangerie, La Bête à pain. Depuis, les endroits à découvrir se font nombreux.

Il y a sept ans, lorsque ma plus grande fille était bébé, j’habitais la rue Meilleur au coin de Fleury. Je me souviens avoir pris de longues marches avec elle qui ne dormait qu’en mouvement. J’ai donc arpenté la rue Fleury Ouest des centaines de fois.

J’allais faire quelques commissions à l’épicerie, retirer de l’argent au guichet de la Caisse populaire, consulter un médecin au besoin à la clinique sans rendez-vous. J’allais parfois déjeuner chez Tony, je me suis fait traiter pour des douleurs lombaires chez le chiro, j’ai acheté un voyage à l’agence et, si j’avais eu un chien, je serais dans doute entrée chez le toiletteur devant lequel on s’arrêtait souvent pour regarder les animaux dans la vitrine. Il y avait bien quelques commerces, mais la rue était alors loin de celle qu’elle est aujourd’hui. Beaucoup moins appétissante…

Lorsque j’y suis retournée prendre une marche avec ma petite dernière, je me suis donné comme mission d’essayer quelques endroits.

Marie-Chantal Gravel est journaliste citoyenne

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