Un horizon pour les berges
Le plan directeur de développement présente une vision d’ensemble de l’aménagement des berges qui se déploiera pour les dix prochaines années. Il comprend un énoncé de principes, des objectifs et des orientations, le tout appuyé par une stratégie de mise en œuvre.
Le secteur des berges, c’est 15 kilomètres de rives à mettre en valeur afin d’inciter les citoyens à s’approprier cet espace unique en ville. Le maire de l’arrondissement, Pierre Gagnier a d’ailleurs souligné cette particularité d’Ahuntsic dans son discours d’ouverture. «Les berges comptent 14 parcs, en plus des trois grands parcs-nature. Je suis très enthousiaste de vous dévoiler ce plan de développement. Réjouissez-vous, vous êtes des privilégiés», s’est-il exclamé dans le hall du 555 Chabanel Ouest où se déroulait l’événement.
Une vision globale
Trois grands principes ont encadré l’orientation du plan de développement des berges et du parcours Gouin, longeant la rivière d’est en ouest de l’arrondissement. Assurer l’accessibilité sociale aux berges tout en respectant les milieux naturels et la population riveraine, développer en vertu d’une vision à long terme, responsable sur le plan environnemental, ainsi qu’intégrer l’aménagement des berges aux stratégies de développement locales et régionales.
La planification de l’espace des berges et du parcours Gouin doit prendre en compte des enjeux écologiques, sociodémographiques, de transport, de culture et du patrimoine. C’est pourquoi la vision de l’arrondissement cherche à mettre en valeur les lieux historiques du parcours riverain, tout en encourageant de saines habitudes de vie, l’économie locale et une réappropriation citoyenne de l’environnement.
Question de budget
L’investissement minimum requis pour la mise en œuvre du plan directeur de développement, en termes d’infrastructures se chiffre à 13 M$. Une part du financement proviendra d’une enveloppe que l’arrondissement a déjà consacrée à cette fin. Le soutien financier du plan est quant à lui estimé à 460 000$ annuellement.
Martin Laviolette, conseiller en planification au bureau du développement durable s’est fait rassurant sur la question budgétaire: «On ira chercher les subventions nécessaires aux différents paliers de gouvernements puisque nous avons un projet». L’urbaniste Sarah Kraemer, qui a planché sur le plan directeur ajoute: «Chaque élément du plan sera budgété séparément et présenté sous forme de projet afin d’aller chercher le maximum de financement.»
Au terme de cette soirée consultative, venant clore le processus, certains citoyens ont exprimé leur déception quant au développement du parcours Gouin. «Nous nous attentions à des projets plus concrets», a lancé un résident. Pour d’autres, l’occasion aurait été parfaite pour ressusciter le projet de la Maison des arts afin de restaurer et revaloriser les ruines de l’externat Sainte-Sophie adjacent à l’école Sophie-Barat.
(Avec Amine Esseghir)