Effleurer la réalité autochtone
« J’ai voulu créer un produit de communication pour attirer un public non autochtone », affirme l’artiste. Elle organise depuis mars Le rapprochement, « une exposition pour créer la curiosité ». Ses photos et celles de Robert Fréchette, Iva Zimova et Paul Brindamour présentent comme elle l’explique : « un point de vue autochtone ». Pas de folklore, mais des portraits des personnes derrière les maquillages et les plumes.
« Je garde le négatif parce qu’il possède un rapport au temps qui me fait aller plus lentement », indique Mme Bourdon pour justifier son choix de support. Ne pouvant revenir en arrière pour corriger une image, elle s’assure de capturer le moment idéal pour transmettre le regard de ces communautés. Les portraits sont pris lors d’événements « après une entente et après avoir pris rendez-vous », précise-t-elle.
Cet événement est l’occasion d’une rencontre ainsi que d’une découverte de la réalité autochtone. Elle « permet une proximité » entre le public et les sujets de l’exposition. Un rapprochement si difficile à concrétiser dans la vie.
Le rapprochement est exposé jusqu’au 6 septembre, au bureau de circonscription de Maria Mourani (9880, rue Clark, suite 100). De 10 h à 12 h et de 13 h à 17 h.
Pour connaître le Montréal autochtone, deux visites guidées les 3 et 4 août.