Soutenez

Projet vert à saveur sociale pour une ruelle de Cartierville

La communauté de Cartierville commence à se mobiliser autour du projet de ruelle verte de l’éco-quartier. En plus de l’aspect environnemental de lutte aux îlots de chaleur, des intervenants y voient une occasion de travailler aussi sur une problématique sociale. Des voisins se plaignent parfois de bruit excessif et de transactions douteuses à la tombée de la nuit dans ce lieu fort délabré.

Une marche exploratoire s’est tenue mercredi en présence d’une vingtaine de personnes, dont des résidents des immeubles environnants, des représentants d’Ahuntsic-Cartierville et de la police locale ainsi que des organismes actifs dans le quartier. Menée par Tandem Ahuntsic-Cartierville, la marche visait à noter les problématiques de sécurité urbaine présentes sur le site situé au sud de la rue de Salaberry entre les rues Grenet et de Meulles.

«Ce soir, on demande aux gens de faire des observations et des suggestions, on n’accepte aucune critique, a souligné Normand Devoy de Tandem dans un local de la bibliothèque de Cartierville avant le départ de la marche. Le but est d’observer et de noter. Par la suite, le comité de citoyens pourra envoyer ses demandes aux bonnes instances.»

Lors de la marche, plusieurs points ont été soulevés, dont le manque d’éclairage, le mauvais drainage des eaux pluviales et les graffitis.

«On va verdir la ruelle pour la rendre plus vivable, mais si on veut que les habitants des immeubles adjacents s’approprient ce lieu, il faut absolument éviter qu’elle soit utilisée aux mêmes fins qu’actuellement, a indiqué Jean-Baptiste Dupré de l’éco-quartier Ahuntsic-Cartierville dans la ruelle sombre enclavée entre des immeubles à logement de trois étages où jonchent de nombreux détritus. On travaille sur une zone connue des policiers où il y a des problèmes de drogue et de violence. C’est important pour nous de travailler aussi sur la transformation socio-économique de la ruelle avec différents partenaires.»

Eaux pluviales

Propriétaire d’un immeuble de la rue Michel-Sarrazin, Stéphane Leduc fait partie du comité mis en place pour promouvoir le projet de ruelle verte. «Je trouve ce projet fantastique, car de mon point de vue cette ruelle est complètement dégueulasse, a-t-il lancé. C’est sale. L’asphalte est en état de décrépitude, les talus du côté de Michel-Sarrazin sont tous en train de s’éroder. C’est certain que l’état actuel de la ruelle attire une clientèle qui va avec.»

«Il y a un gros problème de gestion de l’eau aussi. Il y a des accumulations et les propriétaires sur de Salaberry ont de la difficulté dans les sous-sols avec de l’eau dans les garages. Ce projet devrait en principe améliorer cette situation», a ajouté M. Leduc.

Végétaliser la ruelle

Le coût total du projet de ruelle verte est de 350 000$. Il comprend le retrait de l’asphalte, l’installation de surfaces végétalisées entre deux bandes d’enroulement en béton pour laisser passer les voitures, la plantation d’arbres et arbustes fruitiers ainsi que des plantes indigènes et des vivaces. Un muret composé de grosses pierres sera également aménagé à différents niveaux pour permettre aux utilisateurs de s’asseoir.

«Les gens pourront s’y retrouver et discuter. On veut que ce soit un lieu attractif pour l’ensemble des résidents et que les enfants puissent y jouer en toute sécurité», a ajouté Jean-Baptiste Dupré.

L’éco-quartier a le soutien financier de l’Institut national de santé publique du Québec et d’Environnement Canada.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.