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Doumkéréka ou l'improvisation rythmique

Fabien Jean-Simon - TC Media
Né d’une rencontre fortuite de deux anciens collègues de classe, étudiants en musique, le groupe d’« électro-percussif » à géométrie variable Doumkéréka, vient de lancer son premier mini album via sa page Bandcamp.

« En fait, l’histoire remonte à plus loin encore, indique Mathieu Gélinas batteur et fondateur de la troupe. J’ai imaginé Doumkéréka en 2007 comme étant un trio de percussions, mais c’est lorsque j’ai recroisé Guillaume, plusieurs années après avoir étudié avec lui au cégep, que nous avons décidé de jouer ensemble. » Guillaume Rivard, claviériste et « machiniste » se souvient: « Lorsque Mathieu m’a dit qu’il venait de louer un local dans Ahuntsic, c’était parfait pour moi, en plus le local est très proche de chez moi. En jouant, nos improvisations étaient vraiment intéressantes et je trouvais ça vraiment incroyable de jammer, ça faisait des années que je n’avais pas fait ça! »

Ces séances de création, que Mathieu enregistrait méticuleusement, sont donc à la base des quatre pièces du minialbum. « On commençait à travailler des sections de certains de nos jams les plus récurrents et c’est comme ça qu’on est arrivé avec les pièces de ce démo », commente Guillaume. Mathieu ajoute: « C’est grâce à l’apport de tous les membres que nous avons été capables de créer ces pièces, chacun a ajouté sa couleur à nos séances de pratiques », séances qui aux dires des musiciens pouvaient s’étaler sur quatre heures.

Dans sa forme complète, Doumkéréka regroupe six musiciens: trois percussionnistes, dont un batteur, une guitare « acrobatique », un claviériste ainsi qu’une chanteuse. Le groupe travaille aussi à l’occasion avec des bassistes, même s’il y a pas de membre permanent assigné à cet instrument: « Je peux jouer une ligne de basse sur mon clavier, ça me permet de me délier la main gauche », blague Guillaume.

Un projet ancré dans le rythme

Les membres de Doumkéréka laissent une grande place au rythme dans leur musique, d’ailleurs Mathieu ne s’en cache pas: « J’ai toujours aimé les batteurs qui prennent de la place », dit-il. Mais ce goût pour le groove est aussi exprimé dans le nom même de la troupe: « Au fond Doumkéréka, c’est la transposition d’un rythme de djembé. Le « doum » fait référence au grave, lorsqu’on frappe dans le milieu de la peau, les « kéré » sur le contour et le « ka » lorsqu’on tape dans nos mains », apprend Mathieu, soulignant qu’un percussionniste devrait savoir comment « chanter » le rythme.

Doumkéréka, c’est donc une formation au son organique, alliant savamment attirail électronique, groove funk et inspiration latine et jazz. Leur premier minialbum de quatre pièces, qui sera bonifié d’une cinquième sous peu, représente leur carte de visite afin de pouvoir organiser quelques concerts. Mais malgré ces projets de scène, les membres prévoient également retourner enregistrer des nouvelles pièces d’ici la fin de 2012.

Pour écouter DK, le minialbum de Doumkéréka: doumkereka.bandcamp.com

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