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Elles font bouger Bordeaux-Cartierville

Nathalie Fortin, Maysoun Faouri, Julie Grondin et Anait Aleksanian sont parmi les femmes qui font bouger Bordeaux-Cartierville. Elles dirigent quelques-uns des organismes communautaires les plus actifs dans le quartier. Faire leur portrait ce 8 mars est une manière de rendre hommages à toutes celles qui œuvrent pour le bien de la collectivité et qui s’engagent pour un quartier où il fait mieux vivre.

Nathalie Fortin : «Travail en commun»

La voix et le visage du Conseil local des intervenants communautaires (CLIC) de Bordeaux-Cartierville, c’est elle.

Nathalie Fortin, résidente d’Ahuntsic, est à la tête du CLIC depuis une douzaine d’années.

Cette ancienne journaliste est également présidente de la Coalition montréalaise des tables de quartier (CMTQ). Elle siège aussi au sein de divers conseils d’administration d’organismes communautaires. «Rien ne me motive davantage que de voir des partenaires communautaires ou institutionnels, des élus ainsi que des citoyens de toutes les origines et de toutes les couches de la société, travailler ensemble, dans le respect, vers l’atteinte d’un but commun», indique cette infatigable adepte de l’action commune. Pour elle, l’intelligence collective est un gage de succès.

Maysoun Faouri : «Pour les femmes»

Cette architecte est venue de sa lointaine Syrie au début des années 90. Elle ne savait pas qu’en déposant ses valises au Québec, elle allait consacrer sa vie aux femmes.

Elle est à la tête de Concertation-femme depuis 2000. Avant cela, elle s’est impliquée au sein de cet organisme en franchissant toutes les étapes.

Débutant comme éducatrice, elle a participé à l’implantation de la halte-garderie. Puis elle a donné des conférences, animé des ateliers, contribué à des publications, tenu un blog. Le palmarès de ses réalisations est tout simplement impressionnant. «Concertation-femme a été ma porte d’entrée au Québec et à la société québécoise», indique-t-elle. Ce sont les femmes qu’elle y rencontre qui lui donnent la force et la vitalité et «qui m’aident à continuer mon chemin», déclare-t-elle

Julie Grondin : «Créativité et leadership»

Elle a commencé sa jeune expérience au service de la communauté comme agente de développement à La Maisonnette des Parents dans La Petite-Patrie. Elle a ensuite rejoint Centraide du Grand Montréal.

Elle est aux commandes de La Maison des Parents de Bordeaux-Cartierville depuis juin 2011. Un parcours en adéquation pour cette diplômée en administration sociale de l’Université de Montréal. Julie Grondin détient aussi un baccalauréat en communication graphique. À la tête d’un organisme communautaire qui célèbrera ses 20 ans en 2014, elle avoue : «cela me permet d’allier leadership et créativité pour contribuer à l’amélioration de la qualité de vie de notre milieu». Dans le quartier, elle s’est impliquée via l’organisme au développement de l’OBNL d’habitation Mon Toit, mon Cartier.

Anait Aleksanian : «Réaliser les rêves»

Arrivée de Moscou en 1998 où elle avait étudié la psychologie, cette mère de famille est à la tête du CACI depuis 6 ans.

Québécoise d’adoption, dans un quartier qui connait une forte présence d’immigrants, elle comprend les difficultés de sa clientèle. Arménienne d’origine, elle a dû apprendre le français au Québec. Parler de francisation au sein du Centre d’appui aux communautés immigrantes (CACI) qu’elle dirige, parait alors naturel. «S’ils ont eu le courage d’immigrer, ils sont capables de réussir aussi», dit-elle.

Le CACI est devenu un repère pour les communautés immigrantes dans Bordeaux-Cartierville et les quartiers environnants. «J’ai beaucoup de chance : j’ai une équipe extraordinaire et un Conseil d’administration visionnaire (…) De toute façon, toutes les réalisations extraordinaires commencent par un rêve», explique-t-elle.

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