Faits divers en rafale
Série d’homicides à Ahuntsic
Une vague d’homicides aux mois de novembre et de décembre occupent présentement les enquêteurs du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).
Le premier est survenu le 15 novembre sur le boulevard Saint-Laurent, entre Fleury et Sauriol. Un homme a été abattu face à une école de taekwondo adjacente à un tailleur italien. Au moins un suspect aurait fait feu à l’endroit de l’homme, le laissant sans vie sur le trottoir, avant de prendre la fuite à pied.
Un mois plus tard, le 17 décembre, un fier à bras du clan Rizzuto, Giuseppe Fetta, a été la cible d’un autre tireur, en face du même établissement, à proximité de sa voiture. L’homme a survécu à plusieurs coups de feu qui l’ont atteint aux jambes et au thorax. L’enquête est en cours.
Le 8 décembre, des patrouilleurs ont fait une macabre découverte. Près des rues Sauriol et Larose, les policiers ont retrouvé un homme mort dans un luxueux véhicule utilitaire sport. Selon des sources, ce 33e homicide sur le territoire montréalais aurait été perpétré contre Emilio Cordileone, 50 ans.
Le SPVM enquête sur un possible lien unissant ces trois homicides, ceux-ci pouvant être liés au retour à Montréal du présumé parrain de la mafia montréalaise, Vito Rizzuto, incarcéré au Colorado depuis 2006 et relâché en octobre.
Incendies criminels
Un incendie criminel a fait rage au sous-sol d’un bloc appartements de la Place Meilleur, dans la nuit du 11 février. Le feu a été maîtrisé et une personne a été traitée par les ambulanciers.
Deux hommes auraient lancé un objet incendiaire dans un supermarché de la rue Fleury Ouest le 27 novembre. Fortement intoxiqués, ils auraient auparavant fait du grabuge sur la rue Fleury, alertant les voisins. Ils ont été interceptés sur place par les policiers du poste de quartier 27. Les locaux à l’étage du commerce ont été déclarés perte totale.
Lutte contre la prostitution
En septembre 2010, un comité a été formé pour unir les forces de différents acteurs en vue de contrer l’expansion de la prostitution dans l’arrondissement.
La nécessité d’un comité dans Ahuntsic est venue à l’idée du commandant Carole Lalonde à l’été 2009, au moment où les patrouilleurs du poste de quartier 27 ont remarqué une recrudescence du nombre de prostituées dans les rues. «De 8 à 10 filles, nous sommes passés à entre 20 à 25 personnes que nous avons fichées et qui ont des pratiques de prostitution à différents moments», a-t-elle précisé cet automne.
Le comité, rassemblant des représentants de Rap Jeunesse et de Tandem, des élus et certains commerçants, a travaillé d’arrache-pied cette année pour trouver des solutions concertées pour contenir ce problème.