Ahuntsic-Cartierville

Les riverains du parc Raimbault exaspérés

Photo: Archives TC Media

Les riverains du parc Raimbault sont exaspérés par la fumée des barbecues, les détritus laissés après les pique-niques et même les écureuils. Ils sont venus en grand nombre faire état de leur irritation au YMCA Cartierville à l’occasion de la soirée de consultation publique sur les investissements prévus par la Ville dans ce parc.

La Ville prévoit d’injecter 400 000$ à 500 000$ pour réaliser des aménagements. La consolidation des berges, sujettes à une très violente érosion, constitue les travaux à entreprendre d’urgence. Le parc fait face à l’hôpital du Sacré-Cœur. Il est considéré comme un des plus beaux parcs de Montréal, notamment par les gens du coin et longtemps été le rendez-vous des cortèges de mariages les fins de semaine alors que les couples venaient immortaliser leur union en se prenant en photo à côté des saules avec la rivière en arrière-plan.

Cet aspect pittoresque a beaucoup cédé la place aux pique-niques. Les aménagements d’aires de barbecue et l’installation de tables en a fait aussi la destination de sortie privilégiée des nombreuses familles, souvent nouvelles arrivantes, qui ont élu domicile à Cartierville. La rencontre aura justement pêchée par l’absence de tous les utilisateurs du parc. La grande majorité des gens présents était constituées des riverains immédiats, résidents des rues adjacentes au parc, telles que la rue Notre-Dame-des-Anges, place Saint-Germain ou encore de la rue Fréchette.

La fin des barbecues?
Les gens se sont plaints plaignent des barbecues, à cause de la fumée certes mais aussi en raison des détritus abandonnés sur le terrain du parc ou jetés dans l’eau. «On voit passer des camions de vidanges passer sur l’eau», clame Louis Marchand, un voisin du parc dont la propriété donne sur la rivière des Prairies. La ville a installé carrément des barbecues au charbon sur le site.

«On a aménagé expressément ces barbecues pour éviter que les gens ne ramènent leurs propres équipements et les posent n’importe où», explique Harout Chitilian, conseiller de Bordeaux-Cartierville. Pourtant, il y a une unanimité qui semblait se dégager dans l’assistance à ce sujet. La majorité des citoyens présents résidants dans des maisons unifamiliales sont incommodés par cette cuisine de plein air et surtout des saletés qui jonchent ensuite le sol. Nombre d’entre eux ne plaident que pour un reboisement massif du parc.

Plus de surveillance
On a rudement critiqué l’utilité du gardien de parc. «Il est bon uniquement pour me dire de garder mon chien en laisse», tempête Françoise Bergeron, une habitante de la place Saint-Germain. Beaucoup souhaitent le voir réprimander ceux qui laissent des ordures dispersées, même si on incrimine beaucoup les écureuils à ce sujet. «Peut-être qu’il n y a pas assez de poubelles», remarque également une citoyenne. On a aussi fustigé le manque d’entretien du parc par la ville. «On a vu les cols bleus venir stationner leurs camions près du parc pour dormir», affirme un citoyen.

La ville projette aussi d’installer des équipements sportifs de plein air pour adultes. Une option définitivement refusée. On préfère des jeux d’eau pour les enfants. La question du stationnement a été au centre des discussions. La proximité de l’hôpital engendre parfois des confrontations entre résidents et visiteurs ou employés de l’établissement de santé.

Par ailleurs, des problèmes éventuels de sécurité ont été évoqués. On suppose des tractations douteuses ou des jeunes qui viendraient fumer de la drogue. «Il se peut qu’on ait observé un cas ou deux, souligne Mme Letellier, qui réside sur la rue Notre-Dame-des-Anges. Moi, j’ai parlé à ceux qui fréquentent le parc, ce sont des gens courtois et gentils. Il ne faut pas tomber dans le piège de la généralisation.»

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