Ahuntsic-Cartierville
10:14 20 juillet 2015 | mise à jour le: 20 juillet 2015 à 10:26 Temps de lecture: 3 minutes

Jeux panaméricains 2015: Sentiment du devoir accompli pour Metodi Igorov

Jeux panaméricains 2015: Sentiment du devoir accompli pour Metodi Igorov
Photo: Archives

Les Jeux panaméricains devaient être la dernière compétition du vétéran tireur Metodi Igorov. Bien qu’il rentre bredouille de Toronto, sa performance au pistolet rapide 25 m et ses confrères athlètes ont convaincu le champion canadien de reporter son projet de retraite à un peu plus tard.

«Ce n’est pas encore sûr si je vais me retirer, a indiqué Metodi Igorov à TC Media, contrairement à ce qu’il avait laissé entendre en septembre dernier. Tous les gens à qui j’ai parlé à Toronto m’ont suggéré de continuer.» Le résident d’Ahuntsic-Cartierville entend participer au Championnat canadien à la fin août pour tenter de décrocher un 21e titre, dont 19 consécutifs.

«Ensuite, je verrai. Il faut dire que je suis le seul Canadien à me qualifier en vitesse au niveau international», explique le tireur de 56 ans, né à Sofia en Bulgarie.
En participant aux Jeux panaméricains, Metodi savait qu’il allait affronter quelques-uns des meilleurs tireurs sportifs de la planète, dont le Cubain Leuris Pupo, médaillé d’or aux Jeux de Londres et l’Américain d’origine bulgare Emil Milev, qui compte cinq participations olympiques en carrière.

Erreur de distraction

Au premier stage de qualifications, Metodi s’est classé 11e. Une distraction de la part d’un officiel lui a fait gâchée une série de tirs durant la seconde ronde de qualifications, de sorte qu’il n’a pas pu se faufiler jusqu’à la finale, se contentant de la 9e position.

«J’ai été distrait. Après cela, j’ai voulu prouver certaines choses en présence de cet arbitre. C’est à ce moment-là que j’ai commis une erreur. Au tir, si on est trop relaxe, on perd. Si on est trop fâché, on perd. Il faut trouver un équilibre.»

L’athlète est tout de même satisfait de sa performance. «Je suis arrivé au même pointage qu’aux Jeux du Commonwealth l’an passé. Par contre, la concurrence était très féroce. Ces tireurs-là ont la chance de s’entraîner tous les jours. Avant même la compétition, j’avais deviné lesquels allaient se retrouver en finale. Et je ne me suis pas trompé.»

Metodi Igorov espère que le Canada puisse saisir l’opportunité de ces jeux pour favoriser le développement de nouveaux athlètes dans sa discipline. «Pour la compétition, ils ont installé un range de tir de qualité encore inégalée au pays. J’espère qu’ils vont le conserver. La Fédération (de tir) a acheté des cibles électroniques. À Montréal, je m’entraîne encore sur des cibles de papier. C’est dire la différence!»

Un tireur sportif pas comme les autres

Agent correctionnel de métier, Metodi Igorov inspire-t-il la crainte chez les détenus qu’il est chargé de surveiller? «Où je travaille, nous n’utilisons pas d’arme, mais ils aiment bien me faire des blagues sur le sujet, répond-il en riant. Juste avant mon départ pour Toronto, ils m’ont souhaité bonne chance.»

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