Ahuntsic-Cartierville
18:00 28 juillet 2015 | mise à jour le: 28 juillet 2015 à 18:10 Temps de lecture: 4 minutes

Investiture libérale à Ahuntsic-Cartierville: inquiétudes sur fond de précampagne

Investiture libérale à Ahuntsic-Cartierville: inquiétudes sur fond de précampagne
Photo: Chris Young / La Presse CanadienneLiberal Leader Justin Trudeau delivers a speech during an event in Mississauga, Ont., on February 15 2015. Justin Trudeau says Stephen Harper is pandering to fears about Muslims with his insistence that no one should be allowed to wear a veil while taking the oath of Canadian citizenship. THE CANADIAN PRESS/Chris Young

Alors que des rumeurs de déclenchement hâtif de la campagne électorale se font de plus en plus insistantes, l’Association du Parti libéral du Canada (PLC) n’a toujours pas annoncé la date d’investiture dans la circonscription de Ahuntsic-Cartierville. Un délai qui fait bondir l’un des candidats.

Au total cinq prétendants sont toujours sur les rangs pour obtenir le droit de se présenter aux élections générales, prévues le 19 octobre, sous la bannière libérale à Ahuntsic-Cartierville.

L’un d’eux, Élie Kassissia, candidat depuis 14 mois, a rendu public le 27 juillet, un communiqué dans lequel il s’interroge sur les raisons qui poussent son parti à retarder autant la date d’investiture.

Il décoche à cette occasion une flèche à Mélanie Joly, dernière candidate en lice pour représenter le PLC dans Ahuntsic-Cartierville.  «Il ne faut pas être un fin renard politique pour comprendre que le PLC espérait faire de Mélanie Joly sa candidate dans Ahuntsic-Cartierville», écrit M. Kassissia.

Une allégation que réfute l’ancienne candidate à la mairie de Montréal.

«Pour moi, il n y a pas d’autre scénario que l’assemblée d’investiture, rétorque Mélanie Joly. Nous travaillons pour cela depuis des mois, nous sommes prêts dès qu’une date sera annoncée.»

Pour elle, le temps avantage les libéraux dans la circonscription. «Nous avons actuellement 5000 militants dans l’Association, c’est du jamais vu», s’exclame-t-elle.

La question du temps
Viken Attarian, un autre candidat à l’investiture, n’est pas de cet avis. «Le temps n’est pas en faveur du candidat qui sera investi quel qu’il soit, souligne-t-il. Il faudra des délais pour collecter des fonds, pour trouver un local électoral et mobiliser des bénévoles. Il ne faut pas perdre de vue que c’est une élection qu’il faut gagner, pas une investiture.»

«Je pense que le parti ne va pas tarder à annoncer une date», assure Grace Batchoun, qui se propose aussi de porter l’étendard libéral à Ahuntsic-Cartierville. Elle déclare faire confiance à Justin Trudeau et elle est convaincue qu’il y aura une assemblée d’investiture.

«En attendant, je tire avantage de ce temps et j’essaye de rencontrer le plus de gens possible», dit-t-elle. Gilbert Thibaudeau, s’est contenté de dire qu’il ignorait la date de l’investiture.

Investiture assurée
«Nous disons depuis le début qu’il y aura une investiture à Ahuntsic-Cartierville», déclare Olivier Duchesneau, gestionnaire des communications et porte-parole du PLC. Pour lui, il n’y a aucun retard dans cette investiture dans la mesure où le parti a toujours dit qu’il tiendrait une assemblée durant l’été.

«Il y a encore cinq circonscriptions au Québec pour lesquelles les dates d’assemblée ne sont pas encore déterminées», observe-t-il. Si les élections étaient déclenchées de manière précipitée, la PLC possède dans ses règles nationales de sélection des candidats, une «procédure en cas de situation d’urgence électorale». Cette procédure exceptionnelle permet de décider de la date d’investiture sans attendre le délai d’un mois habituellement prévu entre l’annonce de l’investiture et le jour de l’assemblée.

«Mais dans tous les cas, le choix du candidat revient aux militants», soutient M. Duchesneau.

Précampagne
Entre temps, les candidats des autres partis sont déjà en précampagne. «Je n’ai pas encore de local électoral, mais cela se fera dans les prochains jours, annonce Wiliam Moughrabi, candidat conservateur. Je mets ce temps à profit pour faire du porte-à-porte et rencontrer les gens. Sinon le temps de la campagne ne suffirait pas.»

Nicolas Bourdon, candidat du Bloc québecois a été investi à la fin du mois de mai et on l’a vu lors de la vente trottoir sur la rue Fleury devant son kiosque d’information.

Maria Mourani députée fédérale sortante d’Ahuntsic, a inauguré son local de campagne le 8 juillet. «Tout va bien pour moi, assure-t-elle. Je fais du porte-à-porte surtout à Cartierville, les bénévoles se relayent pour faire des appels et on prépare activement notre plan de communication local.»

En tant que députée, elle a prévu deux événements importants durant le mois d’août, une rencontre avec les nouveaux citoyens Canadiens et une épluchette de blé d’inde. «On tiendra ces événements même s’il y a déclenchement avancé des élections», affirme-t-elle.

Articles similaires