Une aide qui dynamise les boutiques d’Hochelaga

Une aide qui dynamise les boutiques d’Hochelaga
Photo: Emmanuel DelacourLe Programme PRAM-Commerce couvre jusqu’au tiers du coût des travaux admissibles.

Il faut avoir des reins solides pour se lancer en affaires et cela est d’autant plus vrai lorsqu’on désire ouvrir un magasin avec pignon sur rue. Les artères commerciales montréalaises occasionnent parfois des loyers exorbitants et les locaux demandent souvent d’importantes rénovations. Toutefois, les commerçants peuvent espérer obtenir un coup de main dans leurs projets.

Appliqué annuellement sur trois nouvelles artères, le Programme PRAM-Commerce s’est attardé auprès des boutiques du quartier Hochelaga pour son dernier blitz de subventions.

En effet, les propriétaires et les commerçants des rues Ontario Est et Sainte-Catherine Est, qui font partie de la Société de développement commercial Hochelaga, ont jusqu’au 15 septembre pour faire une demande de financement de leurs travaux.

Pour Jacques Elharrar, propriétaire de l’immeuble situé au 3928 rue Ontario Est, ce programme a été une occasion de compléter des rénovations sur l’enveloppe du bâtiment et d’attirer un nouveau locataire.

« On a effectué des travaux d’embellissement pour la première fois il y a 12 ans, mais l’Arrondissement nous a demandé de refaire la brique à l’identique sur le mur latéral se situant sur l’Avenue d’Orléans. Je n’avais pas vraiment les moyens d’entreprendre cela, car trouver les mêmes matériaux peut être très couteux. Le PRAM nous a donné le coup de pouce nécessaire pour compléter le projet », affirme le propriétaire.

Améliorer son édifice aura su attirer un nouveau locataire, une épicerie fine qui ouvrira bientôt ses portes dans le quartier.

Pierre Moro-Lin devant la coopérative de travail Le Comité, sur la rue Sainte-Catherine Est.

 

Pour Pierre Moro-Lin, designer et membre fondateur de la coopérative de travail spécialisée en design et organisation d’événements Le Comité, le PRAM aura été doublement bénéfique.

Effectivement, il aura assuré que le propriétaire de l’immeuble dans lequel logent les locaux de son entreprise puisse rénover la façade de la bâtisse située sur la rue Sainte-Catherine Est, en plus de donner un coup de pinceau à l’intérieur.

« Avant, on y retrouvait les espaces de l’association des vétérans de la Légion canadienne, qui étaient vieux et désuets. Lorsqu’on a emménagé en mars 2018, il a fallu refaire tout l’éclairage et le revêtement des sols. Cette subvention est un incitatif clair pour les commerçants, qui a fait beaucoup de bien sur la rue Ontario », constate M. Moro-Lin.

Marie Letard est propriétaire de la boutique Bouche Bée, située sur la rue Ontario Est.

Propriétaire de la boutique cadeau Bouche Bée, sis au 3772, rue Ontario Est, le financement a ôté un poids sur les épaules de Marie Letard.

« On a fait la demande de subvention le deuxième jour où on a lancé l’entreprise. Savoir que cette aide est là quand tu montes ton plan d’affaires, c’est rassurant. Ça nous a permis de faire un projet plus grand et d’avoir plus de jeu au niveau créatif », insiste-t-elle.

Germain Nolet, propriétaire du pub ludique L’Adversaire, sis au 4303, rue Sainte-Catherine Est avait besoin de donner un gros coup d’huile de coude à son espace avant d’y installer son commerce en octobre 2018.

« C’était un ancien bar de quartier, et il y avait encore de vieux filtres à fumée de cigarette accrochés au plafond. Il a fallu refaire toute la décoration, la peinture, les revêtements muraux et les salles de bain. Le PRAM nous a permis de libérer un budget pour bonifier notre projet », souligne celui-ci.

Germain Nolet dans le pub ludique L’Adversaire, située sur la rue Sainte-Catherine Est.

Lancé à l’automne 2015, le Programme PRAM-Commerce a prévu un budget de 14,5 M$ afin d’aider les propriétaires d’immeubles et les locataires à offrir une cure de jouvence à la devanture et à l’intérieur de leur magasin.

Cette initiative permet un soutien financier pour couvrir le tiers du coût des travaux admissibles allant jusqu’à 50 000 $, 125 000 $ ou 250 000 $, par bâtiment et une subvention additionnelle pour couvrir 50% des honoraires professionnels en design allant jusqu’à 4 000 $, 10 000 $ ou 20 000 $, par projet de rénovation en fonction du gabarit du bâtiment.