Hochelaga-Maisonneuve
16:48 28 avril 2020 | mise à jour le: 28 avril 2020 à 17:02 temps de lecture: 2 minutes

Garderies: il faudra faire vite dans certains quartiers, selon le Dr Julien

Garderies: il faudra faire vite dans certains quartiers, selon le Dr Julien
Photo: Gracieuseté/Mathieu DeshayesLe Dr Gilles Julien

Il était temps d’ouvrir les garderies, martèle la sommité de la pédiatrie sociale au Québec, Dr Gilles Julien. Il invite désormais le gouvernement du Québec à amorcer des déconfinements accélérés dans certains quartiers qui en ont besoin, comme Hochelaga-Maisonneuve.

«Pour certains, le déconfinement, c’est très anxiogène, convient celui qu’on surnomme simplement «Dr Julien». Mais le risque de déconfinement progressif versus le risque de rester confiné est beaucoup moins grand.»

Le pédiatre craint la montée des tensions dans certains ménages, une situation encouragée, dit-il, par le climat anxiogène de la pandémie.

La Fondation du Dr Julien a déjà établi contact avec Québec afin d’attirer l’attention du gouvernement sur certains secteurs plus défavorisés comme son «quartier préféré», Hochelaga-Maisonneuve.

«On est dans une situation de peur à Montréal. Mais en même temps, on a signifié au gouvernement que dans les milieux de plus grande vulnérabilité, il faudrait commencer aussi à bouger», affirme-t-il en entrevue avec Métro Média.

«Ce sont les enfants qui sont le plus à risque en ce moment dans ces milieux-là. Parce qu’il y a trop de stress dans les maisons. Ça risque d’éclater.» – Dr Gilles Julien, pédiatre

Le père de la pédiatrie sociale exhorte aussi Québec d’étudier les localités «où il y a moins de parcs, de verdure, où les enfants ne peuvent pas trop jouer dehors».

«Ce qu’on craint, sinon, ce sont des retards de développement liés à l’anxiété», précise-t-il.

Appel aux organismes

Dr Julien désire lancer un «appel à l’action» auprès des ressources communautaires locales pour faciliter le déconfinement.

«Il faut que les communautés locales se prennent en main. C’est une excellente occasion de le faire», avance-t-il

Occasion, soutient-il d’ailleurs, de repenser le modèle plus large de l’éducation à la petite enfance. «Tous les enfants ne sont pas obligés nécessairement d’être à l’école ou à la garderie, propose-t-il. On a l’opportunité d’amener des changements pour prévenir des situations comme on a vécu.»

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