Hochelaga-Maisonneuve
10:21 10 février 2016 | mise à jour le: 10 février 2016 à 10:21 Temps de lecture: 2 minutes

L’industrie du taxi maintient la pression

L’industrie du taxi maintient la pression
Photo: TC Media/Catherine Paquette

Les chauffeurs de taxi organiseront des blocus au cours des prochains jours afin de pousser le gouvernement à interrompre les activités du service de transport Uber, le temps que la commission parlementaire statue sur l’industrie du taxi. Durant l’heure de pointe de mercredi matin, des chauffeurs et des propriétaires de taxis et de limousines vont manifester à partir de trois différents endroits à Montréal.

Des centaines de taxis convergeront vers la Place Versailles dans l’Est de la ville, la Place Vertu dans l’Ouest et le centre-ville. Ils se rendront ensuite aux principaux points desservis par les utilisateurs de l’application mobile. Les services des taxis seront toutefois maintenus.

«On va s’assurer qu’on a une présence, on va s’assurer qu’il n’y a pas un transporteur illégal qui va aller porter de la clientèle à cet endroit-là, on va s’assurer d’être entendus par le gouvernement et de frapper aux endroits où ça va faire mal», a indiqué Benoit Jugand, porte-parole du Regroupement des travailleurs autonomes Métallos (RTAM-Métallos), qui représente près de 4000 membres de l’industrie du taxi et du camionnage.

Il promet que des actions se tiendront jusqu’à ce que Québec intervienne.

22 000 emplois en jeu
Les rencontres entre le RTAM-Métallos et le gouvernement n’auraient pas porté fruit, malgré une certaine ouverture du ministre des Transports, Jacques Daoust.

«On avait un engagement hier (lundi) avec le ministre. On était prêts à cesser nos moyens de pression s’il annonçait publiquement l’arrêt des activités de Uber, mais ça n’a pas été fait. On a un gouvernement qui est irresponsable et il devra répondre. On va maintenir la pression», affirme M. Jugand.

@R:Selon le regroupement, plus de 22 000 emplois seraient menacés.

La révolte était palpable chez les chauffeurs montréalais rencontrés par TC Media. Ils estiment perdre jusqu’à 50$ par jour depuis l’arrivée d’Uber.

«C’est une grande injustice de savoir qu’Uber travaille dans l’illégalité. Le ministre Daoust et le premier ministre Couillard doivent prendre position,» lance le chauffeur Amar Shikh.

Me Louise Lefebvre, l’une des avocates du regroupement, qualifie la situation d’incompréhensible. «C’est complètement absurde, parce qu’ils font quelque chose d’illégal et le gouvernement ne fait rien.»

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