Car2Go veut s'implanter à Verdun
Les VLS sont déjà présents dans les arrondissements du Plateau-Mont-Royal, de Rosemont—La-Petite-Patrie et de Côtes-des-Neiges—Notre-Dame-de-Grâce, y déployant une flotte de 250 véhicules en auto-partage, à la disposition des utilisateurs.
Selon le porte-parole de Car2Go, «depuis novembre dernier, le travail d’implantation est commencé et Montréal répond bien. Les villes se positionnent et s’ouvrent à ce nouveau mode de transport. On veut encore progresser et Verdun est une bonne cible pour l’entreprise. On sent l’intérêt et les pourparlers sont entamés».
«La mise en place du service dépend directement de l’adoption d’un règlement par le conseil d’arrondissement; ça relève donc de sa compétence et de son pouvoir, explique le représentant du réseau VLS. Il faut aussi permettre le stationnement sur rue des véhicules de la flotte de Car2Go». Les clients du service de VLS pourront ainsi stationner le véhicule utilisé dans les zones résidentielles sur l’ensemble du territoire concerné.
Notons que Car2Go veut aussi s’implanter dans l’arrondissement du Sud-Ouest, comptant de ce côté 150 membres, utilisateurs de son réseau intégré de véhicules en libre-service.
«Car2Go est un grand succès à travers le monde et à Montréal. Nous sommes intéressés à étendre nos activités sur l’île de Montréal, notamment dans les arrondissements de Verdun et du Sud-Ouest», a déclaré à cet effet le directeur général, Jérémi Lavoie.
La position de Montréal
Pendant ce temps, la Ville de Montréal songe à créer un réseau VLS intégré qui couvrirait l’ensemble de la métropole.
En juin dernier, la ville-centre a tenu une consultation publique au cours de laquelle plusieurs acteurs du milieu des transports ont pu s’exprimer sur la question. Si la Société de transport de Montréal (STM) s’est montrée ouverte, les chauffeurs de taxi, eux, ont signifié leur ferme opposition.
En campagne électorale, Denis Coderre, élu maire de Montréal le 3 novembre dernier, s’était montré sceptique vis-à-vis l’implantation d’un réseau de VLS, craignant que le service nuise à l’industrie du taxi. Maintenant qu’il est au pouvoir, et qu’il en sait plus sur le service VLS, il y a une ouverture. Le dossier fait son chemin dans l’appareil municipal.