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Joyeux décembre?

Dans quelques années, je ne pourrai peut-être pas écrire ce genre de papier. Qui sait? Oui, j’ai l’esprit des Fêtes, de Noël, devrais-je dire. Je le dis haut et fort, j’aime certaines traditions, dont celles de Noël. Même si au Québec, depuis quelques décennies, on a remplacé les églises par les centres d’achats, j’en ai un peu beaucoup assez de certains accommodements raisonnables. Je pense qu’ici au Québec, on a tendance à s’oublier complètement pour les autres. On disparaît tranquillement dans la négation de soi. On veut tellement être politiquement correctes, on veut tellement être une société ouverte qu’on en perd les pédales souvent.

Je tiens à mes traditions. Joyeux Noël tout le monde! Ah, je l’ai écrit, ça fait du bien. Dire tout haut ce que nous sommes, ce n’est pas un luxe, c’est un devoir. Nous sommes un peuple avec des valeurs et des traditions attachantes; moi j’en suis fier. J’aime le sapin de Noël illuminé, les tourtières, le minuit chrétien de Pavarotti, le petit renne au nez rouge. J’aime le temps des Fêtes, les soupers en famille, les petits cadeaux et la messe de minuit. Peu importe comment on le vit, Noël, pour moi, c’est normal, c’est l’fun.

La force de l’autre prend racine dans notre faiblesse. Ceux qui nous oblige à nier notre passé, ce ne sont pas nécessairement les nouveaux arrivants, non, la plupart sont ravis d’être ici dans notre Québec qu’ils ont choisi. Souvent, nous sommes nos propres ennemis. Ce sont principalement nos décideurs qui manquent de courage. Suite à de très légères pressions sociales qui ne reflètent pas l’opinion de la majorité. Par peur d’être jugés, certains politiciens en arrivent rapidement à des conclusions radicales et balaient du revers de la main, nos traditions. Je suis pour la laïcité, bien évidemment, mais pouvons-nous respirer par le nez deux minutes? Pouvons-nous être solidaires de notre identité, de notre passé? Autour de nous, les hommes et les femmes d’origines étrangères nous rappellent que nous ne devons être pas étrangers dans notre propre pays, et ils nous font savoir gentiment, que comme eux, on a le droit à la fête, comme dans tous les pays.

Oublions l’aspect hyper commercial de Noël et souvenons-nous des valeurs universelles que représente ce temps de l’année. L’amour, la fraternité, la paix, la charité et la joie.

Allumons, en même temps que nos sapins, nos cœurs et célébrons ensemble la vie et la liberté. Que celui que nous appelons tantôt Dieu, Mahomet, Buddha ou Force universelle, nous protège et nous apprenne la tolérance et le sens de la fête.

Vive la bûche de Noël! Et dansons sur toutes les musiques du monde! Swing la bacaisse dans le fond de la boîte à bois!

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