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Murale en hommage à Miyuki Tanobe

Huit nouvelles murales seront réalisés cet été par l’organisme MU dans sept arrondissements de Montréal, dont Verdun.

La murale verdunoise reproduira un tableau de l’artiste peintre d’origine japonaise, Miyuki Tanobe, inspirée d’une scène de rue typique. Cette murale gigantesque couvrira le mur aveugle qui fut jadis le mur mitoyen avec l’ancienne salle Poissant, démolie il y a quelques années au coin de la rue Lafleur et du boulevard LaSalle. Réalisée dans le cadre de la série «Hommage aux bâtisseurs culturels montréalais», l’hommage rendu à Miyuki Tanobe constitue la deuxième murale de MU dans Verdun, la première étant la murale au coin des rues de l’Église et de Verdun; ce terrain vague où un îlot de fraîcheur doit être aménagé.

En marge de la réalisation de la murale de la rue Lafleur, des ateliers jeunesse sur le travail des artistes muralistes, seront offerts à l’Ancre des Jeunes, dont les locaux sont situés à moins de 50 mètres du chantier, soit au 3565, boul. LaSalle. La murale de la rue Lafleur est subventionnée en partenariat par l’arrondissement de Verdun, la Ville de Montréal, la SDC Wellington et un programme fédéral d’emplois pour étudiants.

Il faut compter au moins six semaines pour réaliser une telle murale sous la gouverne d’une artiste expérimentée, Annie Hamel qui fera une mise au carreau de l’œuvre de Tanobe afin de l’agrandir en respectant les proportions. Le calque de quelques sections du tableau sera également nécessaire. Annie est épaulée par deux étudiants et tous ces artistes du pinceau se serviront de peinture Benjamin Moore, commanditaire de l’opération.

La lune de miel entre Miyuki Tanobe et Verdun n’a jamais été démentie, compte tenu de du goût de l’artiste pour les quartiers populaires grouillant d’activités, qu’elle reproduit avec force et détails. Rappelons que Mme Tanobe a immortalisé l’épopée du Mondial des cerfs-volants qui s’est tenu pendant quelques années à Verdun.

Une quarantaine de murales ont été réalisés au cours des six derniers étés par l’organisme MU, dont Emmanuelle Hébert.est la co-fondatrice. «Une murale survivra entre 15 et 20 ans aux affres du temps» selon Madame Hébert.

Pour la co-fondatrice de l’organisme, «l’objectif de MU, organisme à but non lucratif, est de créer une galerie d’art à ciel ouvert et de contribuer à faire de Montréal la ville aux cent murales». «Montréal métropole culturelle doit s’incarner dans l’ensemble de ses quartiers» ajoute la jeune femme dynamique. Non seulement les murales contribuent au cachet montréalais mais elles favorisent un changement d’attitude en modifiant le décor et l’image de lieux auparavant négligés. Avec un tel projet, MU offre l’occasion à six étudiants en arts visuels et en enseignement des arts de bénéficier d’emplois rémunérés dans leur domaine d’études.

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