La paroisse Sainte Marguerite Bourgeoys de l’Île-des-Soeurs accueille un nouveau curé
Né à Montréal en 1972 et ayant grandi dans une famille italienne catholique modérée, c’est lors de l’adolescence, qui pour bien des gens constitue aussi une période importante de questionnement, que l’abbé Giordano s’est intéressé à la religion.
« Ma famille était pratiquante, mais de façon modérée; nous allions à l’église de temps en temps lorsque j’étais enfant, lors des fêtes traditionnelles, comme Noël et Pâques, dit-il. C’est plutôt à l’adolescence, comme bien des jeunes, que j’ai commencé à me poser des beaucoup de questions, à essayer de comprendre le monde autour de moi et à rechercher la vérité; c’est le fruit de ce questionnement qui m’a poussé à explorer ma foi.»
Pourtant, M. Giordano n’a pas décidé de joindre les ordres immédiatement. En effet, le jeune homme décide de poursuivre des études universitaires et obtient un baccalauréat en génie mécanique de l’Université McGill en 1996. Il a ensuite occupé un poste d’ingénieur pour une grande compagnie dans le domaine industriel pendant près de quatre ans. « À la mi-vingtaine, ma vie était ordinaire; j’avais un excellent travail que j’aimais et une copine », dit-il.
C’est ensuite qu’il a décidé de prendre une année sabbatique, durant laquelle il a passé six mois à Florence en Italie à étudier l’histoire de l’art ainsi que l’Italien.
« C’est à ce moment que j’ai commencé à entendre de plus en plus l’appel et que j’ai dû prendre une décision », dit-il.
C’est donc en 2001 que Francesco Giordano a fait le grand saut en étant admis au Grand Séminaire de Montréal où il a obtenu un baccalauréat en philosophie et en théologie, en plus d’un certificat en spiritualité pastorale, pour être ensuite ordonné en 2008. Sa première nomination a été en tant que vicaire de la Cathédrale Marie Reine du Monde, située en plein centre-ville de Montréal.
M. Giordano avoue que notre époque offre bien des défis à l’Église et à ses fidèles.
« Nous vivons dans une société de compétition; pour notre attention et notre cœur, dit-il. Les gens ont beaucoup à gérer : la carrière, la famille. Il faut parfois prendre du recul. »
Ainsi, ce dernier croit que l’Église doit s’adapter à cette nouvelle réalité. « Il faut être conscient que beaucoup de gens ignorent la religion, qu’il y a une certaine indifférence et des voix contraires, estime-t-il. C’est pourquoi c’est important de répondre aux besoins de ses fidèles mais aussi de la société; il faut rejoindre les gens, aller vers eux, ce qui veut aussi dire que nous devons changer de vitesse, changer notre façon de faire. »
Il est important de mentionner que même si l’abbé Giordano a intégré ses fonctions au début d’octobre, une messe d’installation aura lieu le dimanche 16 octobre, à 9h00 et 11h00. C’est lors de cette célébration que le vicaire épiscopale, Mgr. Dufresne, présentera officiellement M. Giordano à la communauté.