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Pas facile, le métier d'entrepreneur et promoteur immobilier…

Claude Leclerc et son associé Jean-Marc Turcotte ont construit plus de 1 000 appartements, sous forme de condos, duplex ou autres, au fil des années, à Verdun. Ces deux entrepreneurs doivent composer avec une réalité qui a beaucoup changé depuis quelques années.

Claude Leclerc et Jean-Marc Turcotte travaillent ensemble depuis 1976. Plus volubile que son collègue Jean-Marc, Claude Leclerc parle des embûches auxquelles la construction résidentielle est confrontée à Montréal. Alors que les terrains coûtent de plus en plus chers, un entrepreneur comme lui doit construire des immeubles d’au moins quatre étages en copropriété pour rentabiliser son investissement. «On se plaint du nombre de condos qui se construisent et de l’absence de mises en chantier d’immeubles locatifs», constate Claude Leclerc pour qui un projet locatif n’est rentable qu’avec un immeuble de sept étages minimum, sinon c’est trop dispendieux. Sauf qu’une telle hauteur suscite la réprobation du voisinage et une levée de boucliers qui rend un tel projet irréalisable. Dans le meilleur des cas à Montréal, un tel projet pourrait obtenir un permis de construction dans un délai de 18 mois.

Par l’âge et la composition sociale des acheteurs de condos, les deux entrepreneurs estiment rejoindre une clientèle de jeunes travailleurs et de professionnels, célibataires ou en couple (entre 25 et 35 ans) qui apprécient les avantages de Verdun, situé plus près de leur lieu de travail et dans un environnement agréable avec piste cyclable, bord de l’eau et magasins de proximité. Claude Leclerc insiste pour dire qu’après un séjour de quelques années en banlieue, «tout le monde revient à Verdun pour les études de leurs enfants ou parce qu’ils prennent leur retraite».

Une mauvaise image

Bien que le secteur de la construction résidentielle ne soit pas touché par les scandales de corruption et de collusion, quelques acheteurs posent tout de même des questions en visitant des condos. Les petits entrepreneurs comme eux n’ont pas accès à des passe-droits ou des faveurs de qui que ce soit, affirment-ils.

À propos de la Commission Charbonneau, Claude Leclerc est plutôt sceptique, affirmant qu’on va réduire la corruption à court terme, mais que celle-ci reviendra de plus belle plus tard.

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