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Tyrone Benskin, ébranlé mais reconnaissant envers les agents de sécurité

La fusillade meurtrière qui a éclaté mercredi matin 22 octobre sur la Colline parlementaire à Ottawa, a forcé Tyrone Benskin et ses collègues du caucus du NPD à se terrer pour échapper au feu croisé du tireur et de ses poursuivants. L’attente a été longue mais le député de Jeanne-Le Ber ne s’en plaint pas, conscient, que des victimes innocentes n’ont pas eu autant de chance.

Familier du bruit engendré par les travaux de rénovation dans l’immeuble du parlement, le député Benskin a vite compris qu’il s’agissait d’un échange de coups de feu dans le corridor. Dès lors, qu’un gardien est entré dans la salle et a demandé aux gens présents de se protéger, C’est à ce moment, que Tyrone Benskin a saisi la gravité de la situation, «À tous moments, je craignais de voir quelqu’un surgir malgré la présence du gardien qui tenait la poignée de porte d’une main, et son arme à feu de l’autre», a confié le député de Jeanne-Le Ber.

Après dix minutes couchés par terre, on nous a dit de sortir par une autre porte et de s’engager dans un tunnel pour se réfugier dans un autre immeuble plus en sécurité. Le député Benskin a donné signe de vie à 14h29 sur Facebook pour rassurer sa familles, le personnel de son bureau et ses concitoyens . Pendant ce temps dans Jeanne-Le Ber, le bureau de circonscription a fermé ses portes par précaution dès le début de l’après-midi.

En fait, le suspense s’est prolongé tard dans la journée selon le député qui a quitté la Colline parlementaire pour regagner son domicile entre 21h30 et 22h. Au cours de ces longues heures d’attente, le député Benskin n’avait à se mettre sous la dent qu’un paquet de crudités et des barres tendres.

À peine remis de ses émotions, le lendemain, Tyrone Benskin a tenu à souligner la bravoure des forces de l’ordre et du personnel des services d’urgence. Par la même occasion, le député de Jeanne-Le Ber a déploré le décès tragique du caporal Nathan Cirillo. Le député a comparé cet attentat aux événements survenus il y a quelques années à Columbine aux États-Unis. C’est un geste irrationnel, selon lui, affirmant qu’il faudra bien trouver une façon de contrôler les armes en ville.

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