Lachine & Dorval

Une nouvelle murale pour inaugurer le règlement d’art urbain de Lachine

Photo: Alexis Fiocco/Métro

La rue Notre-Dame s’est dotée d’une nouvelle murale sur les deux pans de murs d’une ruelle réalisée par l’artiste Bosny. Celle-ci apparaît alors que le conseil d’arrondissement vient d’adopter un nouveau règlement pour encadrer l’art urbain à Lachine.

«Avant, il fallait chercher du monde, mais maintenant les demandes viennent à nous, soit des artistes, ou bien des organismes, ou même de citoyens», se réjouit la mairesse de Lachine, Maja Vodanovic.

Simultanément, la nouvelle murale intitulée La Ruelle Insolite s’est logée au 1360 rue Notre-Dame après 6 jours de peinture.  

«C’est la première murale abstraite à Lachine de grande envergure», précise la mairesse.

L’artiste muraliste bosny, à l’origine de cette œuvre, a été contacté par la directrice de l’association du centre-ville de Lachine, Virginie Saint-Louis Grégoire. Cette dernière a souhaité une murale s’inspirant de la Biscuit Paint Wall à Houston au Texas pour l’œuvre lachinoise, qui se devait d’être haute en couleur et pleine de vie.

Bosny dit avoir trouvé l’expérience «géniale.» C’est d’ailleurs la plus grosse œuvre jamais réalisée par l’artiste, membre du collectif Gentil Crew.

Luc Robillard et Maja Vodanovic posent entre les deux murales jumelles de la Ruelle Insolite. Alexis Fiocco/Métro.

La ruelle au coin de la rue Notre-Dame présentait néanmoins plusieurs défis. Le peu de visibilité et de recul ne permettait pas de faire une œuvre figurative comme l’artiste Bosny a l’habitude de faire.

«J’ai décidé de faire quelque chose d’assez simple, d’abstrait, coloré et vif. C’est un mélange de choses qui m’intéressent, d’effets d’optique et de couleurs», explique l’artiste.

Bosny avait par ailleurs déjà peint à Lachine aux graffiti de Duff-Court, et réalisé plusieurs petites œuvres avec son collectif le long de la 6e avenue.

Adapter la régulation de l’art urbain

Le programme Graffiti existe depuis 2003, mais il n’y avait pas de comité formel décisionnel » pour approuver les murales, tout se faisait au cas par cas, explique le conseiller en développement communautaire et responsable du programme Graffiti et du programme d’art urbain local, Luc Robillard.

Bien que le comité d’art urbain se soit formé en 2020, les graffiti demeuraient interdits et chaque projet de murale demandait une dérogation du conseil d’arrondissement.

À compter du 1er août, le comité a la charge d’approuver les projets de murales à quelques exceptions près, notamment pour des murales en façade de bâtisses. Six nouveaux projets seront effectués cette année, alors qu’une seule œuvre annuelle pouvait être réalisée dans le passé.

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