Portrait des voies cyclables à Montréal
En termes de kilométrage brut, c’est Rivière-des-Prairies – Pointe-aux-Trembles (RDP) qui se trouve en tête de palmarès. L’arrondissement de l’est de l’île compte près de 60 kilomètres de voies cyclables. Ville-Marie et Mercier – Hochelaga-Maisonneuve, comptant respectivement 49,4 km et 46,7 km, complètent le podium.
À l’opposé, Anjou, Saint-Léonard et Outremont sont ceux qui offrent le moins de kilomètres de pavé aux friands de vélo. Outremont en compte environ 10 fois moins que RDP.
Mais le strict kilométrage est-il suffisant pour peindre un portrait juste des disparités en matière d’accès aux voies cyclables?
«Non, répond Suzanne Lareau, présidente et directrice générale de Vélo Québec. Il faut faire attention, on ne peut pas classer les arrondissements tous également puisqu’ils n’ont ni la même superficie ni la même densité de population».
Au-delà des chiffres
Selon Mme Lareau, il est difficile d’établir un palmarès définitif des arrondissements champions et cancres en matière de voies cyclables; il y a tout simplement trop de variables.
Pour bien classer, il faudrait comparer des pommes avec des pommes. Or, les données sur le kilométrage des voies cyclables comptabilisent les bandes cyclables, les pistes en site propre et les chaussées désignées, des aménagements qui varient en fonction de leur coût et de leur complexité.
«Un kilomètre de piste cyclable dans Ville-Marie, par exemple, ne se compare pas à un kilomètre de chaussée désignée à L’Île-Bizard, mais une chose est sûre, il n’y a personne qui gagne une médaille d’or».
La présidente de Vélo Québec applaudit les efforts que font certaines administrations pour bonifier leur réseau cyclable, mais croit qu’ils devront tout de même mettre les bouchées doubles. Elle ajoute que certains secteurs qui sont bien pourvus de voies sur leur périmètre manquent de pistes à l’intérieur de leur territoire.
«À Lachine et à LaSalle, il y a des pistes magnifiques le long de l’eau. Mais il n’y en a pas beaucoup qui permettent aux gens de se déplacer pour rejoindre les points névralgiques, comme les zones commerciales», conclut Suzanne Lareau.