Rues artérielles: Montréal gérera 55% du territoire lachinois
Le boulevard Saint-Joseph et les rues Provost, Sherbrooke et Sir George Simpson s’ajoutent au réseau de rues artérielles de Lachine, qui sont sous la responsabilité de la Ville de Montréal, ce qui fait en sorte que 55% du territoire lachinois est désormais géré par la ville centre.
Les nouvelles rues artérielles de l’arrondissement de Lachine rejoignent ainsi, à compter du 1er janvier 2015, les 1ère, 32e et 55e avenues et une portion de la rue Victoria, qui étaient déjà sous la gestion de Montréal.
La Ville de Montréal désigne comme artère, une rue étant sous sa juridiction. Les arrondissements devront formuler leur demande à la ville centre et ne pourront plus intervenir directement dans les voies concernées par le transfert au réseau artériel.
Le réseau municipal de la grande ville de Montréal passera de 24% à 52%. Toutes les rues avec des pistes cyclables, des trajets d’autobus, des voies réservées, des rues collectrices, commerciales, industrielles ou des voies de camionnage seront transférées.
Prudence
«Il faut être prudent avant de se réjouir de cette augmentation du réseau artériel, avertit le directeur du Groupe de recherche appliquée en macro-écologie (GRAME), Jonathan Théorêt. Le transfert de cette action à la ville centre pourrait allonger les délais d’intervention en matière de partage des voies, rues et trottoirs».
M. Théorêt en donne pour exemple la réfection de l’avenue Saint-Pierre, dans le quartier du même nom, dont le projet a été déposé mais qui tarde à se réaliser.
Période d’essai
Le maire de Lachine, Claude Dauphin, a précisé que les nouvelles rues artérielles ainsi désignées dans son arrondissement, l’étaient pour une période d’essai de deux ans.
«C’est une bonne nouvelle, affirme M. Dauphin, une décision prise en concertation qui s’inscrit dans le cadre du Programme triennal d’immobilisation (PTI). Cela représentera des économies pour l’arrondissement et Lachine devrait ainsi être mieux servi par Montréal».
Le maire de Montréal, Denis Coderre, a affirmé à TC Media, que la réforme permettrait de donner des «outils supplémentaires» aux arrondissements. «Les fonds [pour l’installation de ces mesures] vont maintenant venir de la ville centre, plutôt que des arrondissements. On va s’assurer ainsi qu’ils puissent avoir plus de capacité financière pour réaliser d’autres projets», insiste-t-il.
«On a mis des critères, mais on a dit que ce n’était pas statique. Il y a des choses qui seront en mouvement», a précisé Aref Salem, responsable des transports au comité exécutif de la Ville de Montréal.
Les élus montréalais se donnent jusqu’en juin 2015 pour faire des ajustements à la réforme et pour adopter les mesures définitives.
(En collaboration avec Stéphanie Maunay et Anne-Frédérique Hébert-Dolbec)