«Comme indépendants, on va continuer défendre les intérêts des LaSallois»
«Nous sommes maintenant des élus indépendants et nous allons continuer à représenter le mieux possible les intérêts des LaSallois qui nous ont fait confiance. Pour moi, c’est fondamental. Nous avons décidé de remettre en bloc notre démission. Il n’y a dans ce geste aucune admission de ce qu’on pourrait laisser croire. On écope de gestes posés par d’autres. On fait le constat et on prend une décision rationnelle.»
Union Montréal, le parti de l’ancien maire Gérald Tremblay, n’existe plus. Chef par intérim et conseiller de LaSalle, Richard Deschamps a eu la lourde tâche de confirmer ce dénouement final.
Comment se sent-il ? Dans une entrevue accordée au Messager, M. Deschamps a déclaré: «c’est triste d’en arriver à cette conclusion quand ça fait 12 ans que tu œuvres et que tu milites au sein d’un parti. Ce n’est pas un épisode joyeux mais c’est la décision qu’il faut prendre pour continuer de représenter nos électeurs avec des choix que nous aurons à faire au cours des prochaines semaines et des prochains mois.»
«S’il y éventuellement d’autres annonces à faire, je les ferai, mais nous ne sommes pas rendus là. Ce n’est pas juste une étiquette politique qui fait qu’on termine bien un mandat. C’est notre travail quotidien. J’ai toujours travaillé d’arrache-pied pour que mes concitoyens soient bien représentés, pour prendre des décisions qui répondent au plus grand nombre et améliorer la qualité de vie de l’arrondissement.»
L’avenir des élus de LaSalle ?
Que feront Richard Deschamps et les élus de LaSalle en vue des élections de novembre ?
«Mon rôle de chef vient de s’arrêter mais je continue à être un élu, à défendre mes concitoyens et à assumer mes responsabilités au comité exécutif de Montréal. Chef de parti, c’était une dimension qui s’était ajoutée depuis six mois.»
Pourrait-il envisager de se joindre à Vision Montréal à Projet Montréal ou à la future équipe de Denis Coderre ? «Honnêtement, pour Vision Montréal et Projet Montréal, je n’ai pas l’intention de me rapprocher d’eux et de me présenter sous leurs bannières. Quant à M. Coderre, difficile de se prononcer sur une personne qui n’a rien annoncé encore. Je n’ai pas entendu de positions de sa part concernant les grands enjeux de Montréal. Beaucoup de scénarios peuvent se produire. Ma première priorité a toujours été et sera toujours, les électeurs de LaSalle. J’ai essayé de les servir avec honneur, dignité, crédibilité, et surtout, avec intégrité.»
À deux votes de la mairie de Montréal
En novembre 2012, Richard Deschamps a failli devenir maire de Montréal. Le poste lui a échappé par deux votes, au profit de Michael Applebaum.
«On ne peut pas réécrire l’histoire. J’ai gagné un premier vote au sein du parti pour devenir chef. Des gens ont quitté et il y a eu un vote à la mairie de Montréal, suite à des ententes que M. Applebaum a prises pour offrir des emplois ou des façons de faire qui plaisaient aux partis d’opposition. Moi, je suis resté droit et intègre. Je n’étais quand même pas pour tout quitter parce qu’il y avait de l’adversité.»
«Il reste de gros dossiers à discuter. Il y aura une réorganisation financière et organisationnelle à Montréal, il y a le rapport Léonard qui vient de sortir, il y a un grand pan relié à la dotation et des choses qui s’en viennent par rapport aux approvisionnements. Il y a aussi les dossiers de sports et loisirs dont je m’occupe au comité exécutif.»
M. Deschamps a souligné la contribution d’Union Montréal à la vie montréalaise. «Il y a en a eu de multiples, tant au niveau de la démocratie, du développement économique, du développement durable, de l’environnement, de la qualité, de vie et de la culture. À tous les niveaux, il y aura eu une influence très importante au cours des 12 dernières années.»
«C’est la fin d’une étape. J’ai donné des directives pour qu’on remplisse toutes nos obligations financières vis-à-vis nos créanciers et s’il reste des sous, que ce soit retourné au fonds consolidé de la Ville. Les élus ont renoncé à de l’argent qu’ils avaient eux-mêmes ramassé pour le laisser aller au niveau de la Ville pour préserver leur intégrité et leur crédibilité. L’argent ramassé légalement et très correctement, on est prêt à le laisser là pour ne pas qu’il y ait aucune ambiguïté. Nous, on repart tous à zéro et on va voir comment les choses vont se développer.»