Un LaSallois «maître sucrier»
C’est totalement par hasard qu’Albert Plante, résidant de LaSalle, est devenu «maître sucrier» pour la Maison Amérindienne, une cabane à sucre unique en son genre située à Saint-Hilaire.
«J’avais entendu parler de l’endroit dans un hebdomadaire culturel, explique le retraité de 71 ans qui a été psychiatre pour enfants pendant 40 ans dans divers établissements, incluant l’Hôpital Sainte-Justine. «C’est alors que j’étais dans les parages que j’ai décidé de m’y arrêter pour y jeter un coup d’œil.»
Le hasard faisant bien les choses, la personne en charge de la cuisson de l’eau d’érable avait besoin d’un coup de main. Albert Plante se proposa donc, et fut embauché comme bénévole sur le champ, devenant ainsi «maître sucrier».
Il faut dire que ce dernier a de l’expérience en la matière. «J’ai eu une cabane à sucre pendant 20 ans, pour le plaisir. On y emmenait parfois les jeunes de Sainte-Justine pour leur changer les idées», dit l’homme qui a été initié au «monde des sucres» par son grand-père, qui avait également sa propre érablière.
Ce qui a séduit M. Plante à propos de la Maison Amérindienne est certainement son concept unique, l’endroit proposant un «temps des sucres» différent des «cabanes» traditionnelles. Fidèle à son nom, l’endroit propose un menu inspiré des premières nations, comme le banique, ce pain amérindien traditionnel, les hauts de cuisses marinées au sirop d’érable et aux herbes sauvages, la salade iroquoise de maïs et aussi la tarte au sucre atikamekw.
De plus, bien qu’Albert Plante ait une certaine expérience dans la préparation du sirop d’érable, il a du s’adapter à la façon de faire de l’endroit, qui contrairement aux autres établissements traditionnels, utilise un grand chaudron à l’ancienne, une façon de faire qui a fasciné le LaSallois, qui reprendra encore son poste pour la prochaine saison des sucres.