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Marathon d’écriture: petite histoire d’une folle aventure littéraire

Gilbert Forest est en poste depuis la création du Marathon d'écriture. Photo: Collaboration spéciale

Au printemps 1991, au cégep André-Laurendeau, quelques mordus de création littéraire cherchent une façon d’aller au bout de leur imagination. L’idée audacieuse d’écrire pendant 24 heures consécutives émerge et le Marathon d’écriture est né.

Dix-huit étudiants du collège de LaSalle prennent part à la première édition et noircissent 550 pages en 24 heures d’affilée.

Vingt-cinq ans plus tard, 225 jeunes, de 50 collèges québécois, dont plus d’une centaine à André-Laurendeau, relèveront le défi de la 25e édition du Marathon, les 27 et 28 février, sous la présidence d’honneur de François Pérusse.

«Pour moi, le Marathon d’écriture, c’est la fierté de notre secteur culturel, l’événement qui nous fait reconnaître dans tout le réseau collégial», explique Gilbert Forest, animateur socioculturel au Cégep et impliqué dans l’aventure littéraire depuis sa création.

Des vedettes impliquées
Au fil des ans, plusieurs personnalités ont agi comme animateurs d’ateliers ou présidents d’honneur. Parmi eux: Franco Nuovo, Stéphane Bourguignon,Yves Beauchemin, Marie Laberge, Normand Lester, Jean-Claude Germain, Kim Yaroshevkaya, Yvon Deschamps, Guillaume Vigneault, Réjean Tremblay, Nelly Arcan, Richard Martineau, Francine Ruel, Daniel Pinard, Sylvie Payette, Jean-François Lépine, Serge Archambault, Marc Déry et autres.

Certains participants ont fait de l’écriture leur gagne-pain, dont l’auteur Nicolas Dickner et la poète Tina Langlais. «Plusieurs ont confirmé un choix de carrière. Quelques-uns sont professeurs de littérature et d’autres sont dans le domaine de l’édition», explique Gilbert Forest.

Repas, collation, baignade
Comment se passent les 24 heures de marathon? «Cette année, on touche la caricature, l’essai, la poésie, l’écriture humoristique, le blogue et autres. On se renouvelle chaque année. Même la nuit, on a un atelier de groupe», explique M. Forest.

À chaque période d’écriture de 45 à 90 minutes, les marathoniens profitent d’une pause de 10 minutes. Collations et repas sont prévus. «On a une sortie à la piscine à cinq heures du matin pour se dégourdir. Au total, on a environ deux heures et demie de temps d’arrêt. Sinon, tout le monde reste en place avec son crayon parce que l’ordinateur n’est pas permis».

La société dans 25 ans?
Pour souligner le 25e anniversaire du Marathon, les organisateurs ont prévu une activité spéciale.

«Dans la nuit, je demanderai aux étudiants d’écrire une lettre exprimant leur vision du monde dans 25 ans. Ces lettres seront enfouies dans les murs du cégep et pourront être ouvertes en 2040», précise Gilbert Forest, qui agit comme maître de cérémonie et animateur pendant 24 heures, épaulée d’une équipe de quatre personnes.

Quelques souvenirs
Dès sa troisième année d’existence, on invite tous les cégeps du Québec et Marathon devient intercollégial. En 1992, 79 écrivains en herbe répondent à l’appel. En 1993, le collège de LaSalle bénéficie de l’appui du cégep de Chicoutimi et de l’Institut maritime du Québec à Rimouski.

En 1999, 15 étudiants québécois sont jumelés à 15 étudiants français pour un 24 heures d’écriture en sol parisien.

En 2003, le Marathon s’exporte au Mexique, à Guadalajara. Dix étudiants du Québec vivent 24 heures d’écriture avec des étudiants locaux. En 2008, l’événement s’étend à Bruxelles en Belgique avec 14 étudiants québécois.

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