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Le sentier piétonnier Maria inquiète les citoyens

Photo: Isabelle Bergeron

Clôture défoncée à plusieurs endroits, arbres cassés qui jonchent le sol, panneaux d’affichage endommagés, le sentier piétonnier Maria, qui longe la rue du même nom en donnant accès à la Gare LaSalle, est en piteux état et sème l’inquiétude, car de nombreux enfants l’empruntent quotidiennement pour se diriger vers l’école primaire Henri-Forest.

«J’ai tellement peur pour les enfants. Le sentier est délabré, la clôture est brisée, il y a beaucoup de branches et de cochonneries, dont des bouteilles», affirme Lise Saumure, une habituée du sentier qui évite de passer à cet endroit le soir.

Le citoyen Francisco Moreno croit aussi que le sentier n’est pas sécuritaire. «C’est sale, il y a beaucoup de va-et-vient et les dames ont peur d’y marcher. Ça fait longtemps que c’est comme ça et que rien n’est fait», indique-t-il.

L’arrondissement de LaSalle, responsable de l’entretien et du déneigement du sentier, a confirmé que la clôture sera réparée d’ici la fin d’octobre.

Travaux à refaire
De son côté, le résident Yves Daoust a précisé que la clôture a déjà fait l’objet d’une représentation auprès du Canadien Pacifique en 2012.

«Le CP a refait à neuf le bout de clôture menant au cul-de-sac de la rue Airlie et a augmenté sa hauteur, souligne-t-il. Ça devient gênant d’interpeller le CP pour les demander d’intervenir encore».
MM. Moreno et Daoust croient que ces bris sont reliés aux opérations de déneigement alors que les camions endommageraient les panneaux à l’extrémité de la rue Airlie.

Changement de propriétaire
Ce sentier a fait l’objet de nombreuses tergiversations pendant plusieurs années, après que les neuf propriétaires voisins aient découvert que ce sentier leur appartenait en réalité.

La Ville de LaSalle a présenté des propositions d’achat de ces espaces de terrain qui ont été refusées à au moins deux reprises.
Yves Daoust explique «qu’une épée de Damoclès se présentait puisque si un accident survenait dans le sentier, nous étions responsables».

En 2009, l’arrondissement a fait des représentations à la Ville de Montréal exproprier ces parties de terrain. «Il y a eu un règlement aux alentours de 8000$ en moyenne par propriétaire, plus la clôture, le muret de protection et les frais de contention», explique M. Daoust.

La petite histoire du sentier Maria remonte aussi loin qu’à une entente avec les Oblats remontant à 1928. Ces terrains leur appartenaient et ils ont donné la permission à la Ville d’y aménager un sentier piétonnier.

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