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Véhicules en libre-service : Montréal se pose des questions

Qu’ont en commun Washington, Berlin, Amsterdam, Londres, Vienne, Seattle et Toronto ? Elles ont un réseau intégré de véhicules en libre-service (VLS). À Montréal, seule une fraction du territoire est couverte par des flottes du genre. Pour emboîter le pas, la Ville-centre a consulté la population l’été dernier.

Le rapport issu de la consultation publique sur les véhicules en libre-service (VLS) pose bien des questions, mais offre peu de réponses. Le dossier a été remis à la commission des transports de la ville. Elle devra fouiller la question en profondeur afin de remettre des recommandations claires au conseil municipal.

« Quand on a des tempêtes de neige, les voitures sont un peu dans la rue. Qui va venir pour enlever ces voitures-là pour le ramassage de la neige? Si, par exemple, on donne 300 vignettes universelles au Plateau-Mont-Royal, seront-elles bonnes dans Ville-Marie ou non? se demande Aref Salem, responsable du transport au comité exécutif de la Ville.

M. Salem souligne également qu’il manque trop de données scientifiques pour pleinement mesurer les impacts potentiels des VLS sur les habitudes des citoyens en matière de déplacements. Selon lui, la ville doit s’assurer de ne pas nuire aux transports en commun.

«Avant de dire oui aux VLS, il faut répondre à ces questions pour voir comment on peut procéder de façon responsable. Ce sera la tâche de la commission.»

Jérémie Lavoie, directeur de Car2go Montréal, se dit convaincu que les opérateurs de flottes de VLS finiront par trouver un terrain d’entente avec la Ville-centre.

«Les relations avec les arrondissements sont très bonnes. Nous avons des équipes qui coordonnent la logistique avec eux. Ils nous envoient les plans de déneigement, on déplace les voitures, ça se passe bien.»

Pour sa part, Marco Viviani, directeur de développement chez Communauto, croit que la ville finira par dire oui, mais qu’elle doit d’abord rassurer l’ensemble des joueurs de l’industrie du transport. Selon lui, les questions que se posent les élus sont légitimes.

Arnaud Nicolas, un client de Car2go qui habite le Plateau-Mont-Royal, a pour sa part bien hâte que le service soit disponible à la grandeur de la ville. Mais malgré les zones restreintes, il se dit pleinement satisfait du service.

«Je le recommande à tous mes amis. Ça permet de ne pas attendre l’autobus la nuit ou de geler trop longtemps à l’abribus l’hiver.»

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