Les commerçants amputés de 50% de leur terrasse
Au moment d’écrire ses lignes, aucune explication n’avait été fournie aux commerçants ou à la Société de développement du boulevard Saint-Laurent (SDBSL), alors que le festival débute ce soir et se poursuit jusqu’à dimanche. Ils achemineront une lettre à l’intention du directeur du SIM pour demander des explications.
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« On nous dit que c’est pour des raisons de sécurité, sans vouloir nous fournir des détails. On ne peut pas remettre ça en question. C’est très unilatéral, on ne comprend pas leur attitude. Il y a quelques années, on nous a demandé de modifier l’espace de cinq mètres au centre de la rue pour un espace de six mètres. Le SIM avait alors pris la peine de s’assoir avec nous et de nous expliquer qu’ils avaient de nouveaux camions plus gros et que c’est pour cela qu’ils nous demandaient ce changement. Il y avait aussi eu une période de transition. Je ne comprends pas pourquoi on n’a pas procédé de la même façon », explique le directeur général de la SDBSL, Glenn Castenheira.
Les réductions varient entre dix et 75 %. Le bar irlandais McKibbin est un des plus durement touchés, passant de 179 à 54 places. Pour eux, comme pour plusieurs autres, cela représente des pertes financières importantes.
« J’ai été obligé de couper deux serveuses et un busboy(sic), pour un total de 14 quarts de travail. C’est contrariant. On perd beaucoup d’argent avec cela et on a jamais eu de problèmes auparavant en lien avec notre capacité. Sur nos 179 places, on assoyait 90 personnes. On s’est vraiment fait mettre devant le fait accompli. J’espère qu’à l’avenir, on pourra en discuter, voir ce qui pourrait être fait pour garder nos places assisses », indique le gérant du McKibbin, Geoff Cole.
Du côté du resto-bar, le Buena Note, c’est la suite des choses, l’année prochaine qui inquiète, alors que la capacité de la terrasse a été diminuée de 50 %.
« C’est frustrant de ne pas avoir d’explication. Évidemment, quand j’en aurai une, je ne serai pas nécessaire content, mais au moins, je pourrai m’ajuste, s’il est question de cela. Le Mix’Arts, c’est le plus lent des trois évènements sur Saint-Laurent. C’est pour le Grand prix que je suis inquiet. C’est notre plus grosse fin de semaine de l’année et la terrasse joue un rôle clé là-dedans », raconte le propriétaire du Buena Note, Massimo Lecas.
Le Plateau n’avait pas été en mesure d’obtenir des réponses de la SIM en fin d’après-midi jeudi.